Camélia Ntoutoume Leclercq : une prestation de serment entachée par la grève des enseignants

Ce lundi 05 janvier 2026, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a officiellement prêté serment devant le président de la République, scellant ainsi la confiance renouvelée du Chef de l’État à son endroit. Une cérémonie solennelle, symbole de continuité institutionnelle, mais qui intervient dans un contexte social particulièrement tendu au sein du secteur éducatif.

Pendant que les ors du palais résonnaient des formules protocolaires, les salles de classe, elles, demeurent pour beaucoup silencieuses. La rentrée des classes de ce jour a été marquée a été bouleversée. En effet, es enseignants observent un mouvement de grève pour dénoncer la persistance de leurs revendications non satisfaites : conditions de travail dégradées, arriérés de primes, effectifs pléthoriques, manque d’infrastructures, pénurie d’enseignants dans certaines disciplines… Autant de maux qui minent depuis plusieurs années l’école gabonaise.

Cette coïncidence de calendrier donne à la prestation de serment une saveur particulière. Elle consacre certes la confiance politique du Chef de l’État envers sa ministre, mais elle met surtout en lumière l’ampleur du chantier qui l’attend. Car au-delà des symboles, l’urgence est sur le terrain qu’elle connaît assez bien, rétablir le dialogue avec les syndicats, désamorcer la crise sociale et, surtout, restaurer la confiance entre l’administration et les acteurs du système éducatif.

Pour de nombreux parents d’élèves, cette situation est une source d’inquiétude. Chaque jour de grève est un jour de cours perdu, dans un système déjà fragilisé par les retards accumulés et les dysfonctionnements structurels. L’école, censée être un sanctuaire de stabilité et de projection vers l’avenir, devient le reflet des tensions sociales et des promesses non tenues.

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La prestation de serment de Camélia Ntoutoume Leclercq apparaît ainsi comme un moment à double lecture, acte de légitimation politique d’un côté, rappel brutal des défis non résolus de l’autre. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, appelé à transformer les discours en actes, et les engagements en réformes concrètes.

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