Après plusieurs décennies d’improvisation funéraire, la ville d’Oyem s’apprête à tourner une page importante de son histoire urbaine. Le délégué spécial de la mairie, Jean-Christophe Owono Nguema, a annoncé la réouverture officielle du cimetière communal à compter du 1ᵉʳ novembre 2025, jour symbolique de la fête de la Toussaint. Une décision hautement saluée par les habitants, longtemps confrontés à la difficulté d’enterrer dignement leurs proches dans un espace public approprié.
Cette initiative vise à mettre fin à la pratique de plus en plus répandue d’inhumer les défunts dans les concessions familiales, parfois en plein cœur des quartiers d’habitation. Une situation jugée inadaptée et contraire aux normes d’urbanisme et de salubrité publique. En dotant la commune d’un nouveau cimetière, la mairie entend restaurer l’ordre, la dignité et la décence dans la gestion des sépultures, tout en répondant à une attente sociale profonde des familles oyemoises.

Le nouveau cimetière communal, dont la localisation sera prochainement dévoilée, marque aussi la renaissance de la gouvernance locale autour des questions sociales et environnementales. Pour Jean-Christophe Owono Nguema, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de moderniser la ville et d’améliorer le cadre de vie des habitants. En choisissant la date du 1ᵉʳ novembre, la mairie fait de cet acte administratif un geste symbolique et spirituel, rappelant qu’à Oyem, même la mémoire des morts mérite désormais un espace de paix et de respect.