Le président de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), Mathieu Mboumba Nziengui, est décédé ce lundi 4 août 2025 dans sa résidence de Bikélé, au sud de Libreville, à la suite d’un arrêt cardiaque brutal, selon une source familiale. L’ancien ministre d’État chargé de l’Agriculture, enseignant retraité en psychologie du travail à l’Université Omar Bongo, était encore en bonne forme dans l’après-midi. Entouré de ses proches, il aurait été pris d’un malaise soudain avant de s’écrouler devant sa femme et ses enfants, impuissants. Les tentatives de réanimation sont restées vaines.
Âge de 70 ans, Mathieu Mboumba Nziengui était une figure familière de la scène politique gabonaise. Il avait succédé à Pierre Mamboundou à la tête de l’UPG en 2011, dans une ambiance marquée par des tensions internes et une crise de succession qui fracturera durablement le parti. Si son accession à la présidence de l’UPG était statutairement fondée, elle ne fit jamais l’unanimité au sein des héritiers politiques de Mamboundou. Plusieurs scissions ont vu le jour, chacune défendant sa propre légitimité, contribuant à l’érosion progressive de l’influence du parti fondé en 1989 à Paris.
L’homme s’en va, laissant derrière lui un parti à bout de souffle, miné par des années de divisions internes et incapable, malgré plusieurs tentatives récentes, de réunifier ses courants. La mort de Mboumba Nziengui referme une page de l’histoire politique gabonaise, celle d’un héritier contesté, mais constant, d’une opposition qui peine à se reconstruire. Reste désormais à savoir si cette disparition tragique servira de catalyseur pour une refondation ou marquera l’effacement définitif de l’UPG sur l’échiquier politique national.
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