PDG : Blaise Louembe garde le cap malgré les tensions internes

Dans un contexte de turbulences où le Parti démocratique gabonais (PDG) fait face à des remous internes alimentés par les critiques d’anciens cadres, son président, Blaise Louembe, affiche une posture calme et résolue. S’exprimant dans les colonnes du quotidien L’Union, il a tenu à rappeler sa confiance dans les institutions du parti et son attachement aux règles établies. Pour lui, malgré les dissensions, le PDG reste solide et en ordre de marche.

La crise actuelle trouve sa source dans les prises de position d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien haut responsable du parti, accusé par la direction d’actes répétés de défiance. Blaise Louembe affirme que l’homme a été sollicité à plusieurs reprises dans un esprit de dialogue. « Nous l’avons invité à s’expliquer et à comprendre notre démarche, mais il a systématiquement refusé », déplore-t-il, soulignant que le parti a épuisé tous les recours avant d’opter pour son exclusion.

Le président du PDG assure que cette décision n’a pas été prise à la légère. Selon lui, les appels à comparaître devant les instances disciplinaires sont restés sans réponse. « Il n’est jamais venu défendre sa position. Nous avons donc dû acter son exclusion ainsi que celle de son entourage proche, leur interdisant de s’exprimer au nom du parti. La justice tranchera si nécessaire », a-t-il précisé, fermement, mais sans animosité.

Revenant sur les choix stratégiques du parti, notamment lors de la présidentielle de 2023, Blaise Louembe reconnaît la complexité du contexte. « Oui, Ali Bongo Ondimba était malade. Mais nos textes ne nous laissaient pas d’autre option. D’autres pistes existaient, mais elles ont été écartées par certains camarades », explique-t-il. Pour 2025, le PDG a fait le choix d’un soutien pragmatique au candidat qu’il jugeait le plus à même de préserver la stabilité nationale.

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L’actuel président du PDG se veut fixé vers l’avenir. Il estime que sa formation politique a tiré les enseignements des erreurs passées et s’engage à poursuivre le chantier de reconstruction dans la discipline et la responsabilité. Dénonçant les postures individuelles, il affirme que l’action politique ne peut être réduite à des querelles de survie personnelle. « Le PDG reste debout. Nous savons où nous allons. Et nous irons ensemble », conclut-il.

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