Dans une opération militaire inédite, les États‑Unis ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, plongeant Caracas et l’ensemble de l’Amérique latine dans une incertitude politique majeure. Entre tensions diplomatiques, enjeux pétroliers et contestations de légitimité, l’opération Absolute Resolve pourrait redessiner l’équilibre régional et international.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, une opération américaine d’une audace sans précédent a abouti à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Baptisée Operation Absolute Resolve, cette intervention mobilisant plus de 150 aéronefs incluant des frappes aériennes et des hélicoptères de forces spéciales a neutralisé les défenses du Venezuela pour extraire le couple présidentiel et le transférer à New York où ils sont désormais confrontés à des accusations pénales aux États‑Unis.
Washington présente cette initiative comme une réponse judiciaire déterminée à la criminalité organisée et au narcotrafic étatique, tout en soulignant la précision et la discrétion avec lesquelles l’opération a été conduite. Le général Dan Caine, chef d’état‑major des forces armées américaines, a qualifié cette mission de résultat d’une planification rigoureuse s’étendant sur plusieurs mois, menée à l’aube avec une exécution chirurgicale. Selon les autorités américaines, l’intervention s’est déroulée sans pertes humaines ni résistance significative.
Le président Donald Trump, depuis la Floride, a salué ce qu’il a décrit comme une « victoire stratégique », insistant sur le fait que les forces américaines avaient opéré avec efficacité et sang‑froid. Mais au‑delà de l’exploit militaire revendiqué par Washington, cette opération marque un tournant dramatique dans les relations déjà tendues entre les États‑Unis et Caracas, exacerbant des tensions accumulées depuis des années de sanctions, d’accusations réciproques et de confrontation politique.
Sur le plan international, la riposte ne s’est pas fait attendre. De nombreux gouvernements et organisations multilatérales ont dénoncé l’opération comme une violation flagrante du droit international et de la souveraineté nationale. Pékin et Moscou, tout comme plusieurs États latino‑américains, ont dénoncé une forme d’ingérence impérialiste, assimilant l’action américaine à un retour aux pratiques interventionnistes du passé. D’autres capitales, plus alignées avec Washington, ont exprimé un soutien mesuré, tout en reconnaissant les éléments troublants du régime de Maduro.
Cette action unilatérale soulève des interrogations profondes sur l’avenir du système international : jusqu’où un État peut‑il aller au nom de la justice pénale sans compromettre les principes fondamentaux qui régissent les relations entre nations ?
Dans une région déjà fragile du point de vue politique, économique et social, les répercussions de cette opération sont potentiellement immenses. Le Venezuela, riche de ses ressources pétrolières, se retrouve désormais au centre d’une nouvelle course d’influence où interviennent intérêts énergétiques, flux migratoires et enjeux sécuritaires. Trump lui‑même a évoqué la possibilité d’un rôle accru des entreprises américaines dans l’exploitation des ressources vénézuéliennes au cours d’une « transition sûre », une perspective qui alimente la méfiance des pays d’Amérique latine à l’égard de Washington.
Sur le plan interne, l’avenir politique du Venezuela demeure incertain. Avec Maduro hors du territoire et détenu aux États‑Unis, la vice‑présidente constitutionnelle Delcy Rodríguez s’est emparée des rênes du pouvoir, refusant de se laisser dicter sa conduite par les ordres de Washington. Dans un contexte explosif, elle affirme incarner la résistance face à ce qu’elle qualifie d’agression étrangère.
À l’opposé du spectre politique, Maria Corina Machado figure de l’opposition vénézuélienne récemment lauréate du prix Nobel de la paix et Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, ont immédiatement revendiqué la légitimité de prendre la tête de l’État. Leur appel à une « Venezuela libre » résonne comme une promesse de changement pour une partie de la population et de la diaspora.
Pourtant, Donald Trump a rapidement tempéré ces espoirs. Dans une déclaration controversée, il a estimé que Machado « aurait du mal à gouverner », la qualifiant de trop gentille pour inspirer respect, tout en affirmant que les États‑Unis n’avaient eu aucun contact avec elle. Trump a également déclaré que Washington serait prêt à maintenir une présence militaire si nécessaire pour assurer une transition sûre, sans toutefois en préciser la nature ou la durée.
L’opération Absolute Resolve pourrait bien redessiner la carte géopolitique de l’hémisphère occidental. Au‑delà de l’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro, c’est une remise en question de l’ordre établi qui s’opère entre souveraineté nationale, justice internationale et ambitions stratégiques. L’impact à long terme de cette opération se jouera autant dans les salons diplomatiques que dans les rues de Caracas, et ses répercussions risquent de se faire sentir bien au‑delà des seules frontières vénézuéliennes.