Ve République : Oligui Nguema lève le voile sur le calendrier électoral

Dans une ambiance de ferveur populaire, rythmée par les acclamations de quelque 40 000 spectateurs réunis au stade d’Angondjé, le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dévoilé ce samedi le très attendu calendrier électoral. Une séquence historique, destinée à conduire le Gabon, en l’espace de quinze semaines, vers l’avènement de la Ve République.

Par la présentation de cette feuille de route dense et précisément séquencée, le chef de l’État a envoyé un signal clair : la transition touche à sa fin, et le retour à l’ordre constitutionnel est désormais enclenché. « Nous respectons nos engagements », a-t-il affirmé avec détermination, rappelant la limite des 24 mois fixée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Un calendrier en cascade pour refonder l’État

Le processus électoral s’ouvrira le 27 septembre 2025 avec la tenue simultanée des élections législatives et locales. Un second tour est prévu le 11 octobre. Les nouveaux députés et conseillers municipaux entreront en fonction dès le 4 novembre, dans une Assemblée nationale rénovée, symbole du retour à la légitimité par les urnes.

Dans la foulée, les élections sénatoriales se tiendront les 8 et 29 novembre. Le Sénat, institution clé de la nouvelle architecture institutionnelle, devrait être opérationnel à partir du 15 décembre.

Entre-temps, le 1er décembre, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) sera installé, apportant sa voix consultative à la gouvernance à venir. Point d’orgue du processus : le 23 décembre, les neuf juges de la Cour constitutionnelle prêteront serment, parachevant ainsi la mise en place du socle institutionnel de la Ve République.

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Une transition politique aux effets économiques attendus

Au-delà de l’enjeu démocratique, ce calendrier apporte une lisibilité saluée par les partenaires internationaux. Alors que le Gabon renégocie sa dette extérieure avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, cette clarté institutionnelle tombe à point nommé. En réaffirmant sa volonté de respecter les délais et de garantir une transition inclusive, Oligui Nguema entend restaurer la confiance des bailleurs et relancer l’économie nationale.

Plébiscité avec 94,85 % des voix lors du référendum du 12 avril dernier, le président de la transition sait que l’histoire l’attend. Entre promesse de renouveau démocratique et impératif de résultats concrets, l’enjeu est considérable. Mais le message est limpide : d’ici à la fin de l’année, les nouvelles institutions devront être en place, et le Gabon prêt à tourner la page.

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