Charles Edgar Mombo franchit une nouvelle étape majeure de son parcours public. Élu député en septembre dernier, l’enseignant-chercheur a été nommé ce jour ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, cumulant cette fonction avec celle de porte-parole du gouvernement. Une double responsabilité qui consacre l’entrée durable d’un universitaire reconnu au cœur de l’action gouvernementale et qui symbolise la volonté des autorités de s’appuyer sur des profils issus du monde académique pour conduire les réformes structurelles de l’État.
Maître de conférences à l’Université Omar Bongo et spécialiste des littératures africaines, Charles Edgar Mombo s’est imposé au fil des années comme une figure respectée du paysage universitaire gabonais. Son expérience de terrain, acquise au contact des étudiants, des enseignants et des réalités institutionnelles de l’enseignement supérieur, constitue aujourd’hui l’un de ses principaux atouts. En tant qu’ancien Vice-recteur, il connaît de l’intérieur les forces, mais aussi les fragilités d’un secteur confronté à des défis persistants, allant de la gouvernance universitaire à la qualité des formations, en passant par les conditions de travail et la recherche scientifique.
Son accession au gouvernement intervient dans un contexte particulièrement exigeant. Le ministère de l’Enseignement supérieur fait face à des attentes élevées et à des difficultés structurelles bien identifiées : infrastructures parfois insuffisantes, massification des effectifs étudiants, adéquation formation-emploi, valorisation de la recherche et modernisation de la gouvernance académique. À ces enjeux s’ajoute la nécessité de restaurer la confiance entre l’administration, les enseignants et les étudiants, dans un climat social souvent marqué par des tensions récurrentes.

Le choix de Charles Edgar Mombo apparaît ainsi comme un pari sur la compétence et la connaissance fine du système. Son parcours académique lui confère une légitimité particulière pour engager un dialogue constructif avec les différents acteurs du secteur et porter des réformes fondées sur l’analyse, la concertation et la rigueur intellectuelle. Loin d’une approche improvisée, il incarne une vision où les politiques publiques en matière d’enseignement supérieur s’élaborent à partir de diagnostics précis et d’une compréhension approfondie des réalités universitaires.
En tant que porte-parole du gouvernement, Charles Edgar Mombo devra également traduire l’action publique en un discours clair, pédagogique et accessible. Cette fonction exigeante, à l’interface entre l’exécutif et l’opinion, semble en cohérence avec son profil d’universitaire habitué à expliquer, contextualiser et éclairer les enjeux complexes. Elle renforce par ailleurs sa position stratégique au sein de l’équipe gouvernementale, en faisant de lui l’un des visages et des relais de la parole officielle.
Avec cette nomination, Charles Edgar Mombo incarne une figure de transition entre le savoir académique et la décision politique. Son entrée au ministère de l’Enseignement supérieur ouvre une séquence attendue par la communauté universitaire, qui observe avec attention les premières orientations qu’il imprimera à son action. Dans un secteur en quête de stabilité, de réformes durables et de vision à long terme, sa connaissance intime du milieu universitaire pourrait bien constituer un levier déterminant pour relever les défis qui l’attendent.
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