Raymond Ndong Sima étrille Séraphin Moundounga : « Un homme obsédé par la célébrité »

Face à la presse ce jour, l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima n’a pas mâché ses mots à l’égard du vice-président de la République, Séraphin Moundounga. En réaction aux accusations portées contre lui, il a livré une critique d’une rare virulence, qualifiant la sortie de son contradicteur de « superficielle, opportuniste » et « inscrite dans une logique vénale faite pour plaire aux détenteurs du pouvoir ». Cette charge, au ton incisif, révèle autant le climat de tension au sommet de l’État que la profondeur des fractures politiques qui persistent dans l’appareil dirigeant.

Pour Raymond Ndong Sima, l’attitude de Séraphin Moundounga n’est pas un accident de parcours, mais le reflet d’une constante : celle d’un homme prompt à se positionner dans l’air du temps, au prix d’analyses bâclées et d’engagements fluctuants. « Comme à son habitude, il a mal compris et mal maîtrisé le sujet », a-t-il affirmé, pointant du doigt un déficit de rigueur intellectuelle et une propension à chercher la lumière plutôt qu’à affronter le fond des débats. Le propos, cinglant, vise autant l’homme que le symbole d’une certaine pratique politique.

L’ancien chef du gouvernement est allé plus loin en décrivant Moundounga comme « manifestement obsédé par la célébrité » et victime du « complexe d’Hérostrate », cette soif de notoriété, même au prix de gestes destructeurs, qui pousse certains à rechercher coûte que coûte la trace de leur nom dans l’histoire. En convoquant cette référence, Ndong Sima a voulu souligner l’écart entre la quête d’image et la responsabilité d’État, rappelant implicitement que la grandeur politique se mesure à la constance et à la rigueur, non à l’effet médiatique.

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Cette sortie, violente dans le verbe, mais structurée dans l’argumentation, a marqué les observateurs. Elle met en lumière une fracture idéologique entre deux figures de la scène nationale, mais aussi une interrogation plus large : jusqu’où les ambitions personnelles, les rivalités internes et la quête de visibilité peuvent-elles fragiliser la cohésion au sommet du pouvoir ? En désignant son contradicteur comme l’incarnation d’une politique de l’instant et du spectacle, Raymond Ndong Sima pose un diagnostic sévère qui, au-delà des personnes, interpelle la classe politique dans son ensemble.

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