À l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le samedi 12 avril 2025, le gouvernement gabonais a pris une mesure de sécurité préventive : la fermeture temporaire de tous les débits de boissons sur l’ensemble du territoire national. Un arrêté en ce sens, fondé sur les articles 2 et 23 de la loi n°4/98 du 20 février 1998, a été signé et publié au Journal Officiel.
Concrètement, tous les établissements vendant de l’alcool devront cesser leurs activités à partir du vendredi 11 avril à 23h 30, et ce, jusqu’au samedi 12 avril à minuit. La période visée couvre non seulement la veille du scrutin, mais également toute la journée de vote, afin de limiter les risques de débordements liés à la consommation d’alcool.
Cette décision s’inscrit dans un cadre légal clair et s’appuie sur une tradition administrative bien établie en matière de gestion des périodes électorales sensibles. Elle vise à garantir un climat serein, à encourager la mobilisation citoyenne dans le calme, et à éviter que l’alcool ne vienne perturber l’ordre public dans un contexte électoral potentiellement tendu.
Le contrôle de l’application de cette mesure a été confié aux plus hauts responsables des forces de sécurité : les Commandants en Chef de la Gendarmerie Nationale et des Forces de Police Nationale. Ceux-ci auront pour mission d’assurer la stricte fermeture des lieux concernés et de veiller à ce qu’aucune infraction ne soit commise durant la période définie.
Si certains acteurs économiques du secteur de la distribution d’alcool pourraient voir dans cette mesure une contrainte temporaire, les autorités insistent sur la nature exceptionnelle et ciblée de cette décision, motivée par un impératif d’intérêt général.
La fermeture des débits de boissons, loin d’être une simple formalité administrative, apparaît donc comme un outil stratégique au service de la stabilité démocratique. Elle marque aussi la volonté du gouvernement de créer les conditions d’un scrutin apaisé, dans lequel chaque citoyen pourra exprimer librement son choix, sans être perturbé par des comportements à risque.
En somme, à la veille d’un rendez-vous électoral majeur, le pays se donne les moyens de la rigueur et de la prévention. Reste désormais à espérer que les électeurs répondront présents, dans un esprit civique et pacifique.