Pêche artisanale : le gouvernement décrète la tolérance zéro face aux dérives

Le ministère de la Pêche et de l’Économie bleue a décidé de serrer la vis dans le secteur de la pêche artisanale. Ce mardi 21 octobre 2025, la ministre Laurence Ndong a réuni à Libreville les représentants des coopératives issues des communautés étrangères actives dans cette filière. L’objectif de cette rencontre visait à rappeler les règles, dénoncer les abus et réaffirmer l’autorité de l’État face à des pratiques qui menacent l’équilibre économique, social et environnemental du littoral gabonais.

Placée sous le sceau de la responsabilité et du dialogue, cette rencontre a permis de mettre en lumière des comportements jugés inacceptables : refus de vendre aux mareyeuses gabonaises, installation anarchique de débarcadères, exploitation illégale de sites de transformation et occupation non autorisée de zones protégées. Autant de dérives qui, selon le ministre, sapent les efforts entrepris pour structurer durablement la filière et garantir des retombées équitables pour les acteurs locaux.

Face à ces constats, le membre du gouvernement a été sans équivoque : « la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. Les débarcadères illégaux seront démolis, les unités clandestines fermées, les mangroves restaurées et les autorisations de pêche retirées aux contrevenants. Le temps de la complaisance est terminé », a-t-il martelé, précisant que les inspections conjointes avec la gendarmerie maritime et les services du cadastre seront intensifiés dès les prochains jours.

Cette nouvelle posture s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la gouvernance responsable des ressources halieutiques un pilier de la stratégie nationale de l’Économie bleue. L’ambition est claire : bâtir une pêche artisanale mieux organisée, respectueuse des lois et bénéfique aux Gabonais.

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En engageant cette politique de tolérance zéro, le gouvernement entend restaurer la confiance dans le secteur et protéger les communautés de pêcheurs locales, souvent marginalisées. La restructuration des zones de débarquement, la traçabilité des produits et la valorisation des mareyeuses gabonaises figurent désormais parmi les priorités. Le Gabon veut ainsi affirmer sa souveraineté sur ses eaux, tout en plaçant la durabilité et la justice économique au cœur de son modèle maritime.

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