Après une coupure d’électricité massive survenue lundi après-midi, l’Espagne et le Portugal reviennent progressivement à la normale. Ce mardi matin, les autorités espagnoles ont annoncé que plus de 99 % de l’approvisionnement électrique était rétabli. Madrid, Barcelone, Lisbonne ou encore Porto ont été particulièrement touchées, paralysant les transports publics, bloquant des ascenseurs et forçant la fermeture temporaire de nombreux commerces.
Au-delà de l’interruption du service, l’impact a été profond : télécommunications inopérantes, paiements électroniques impossibles, services médicaux perturbés, et télétravailleurs à l’arrêt. Cette panne soudaine a mis en lumière la vulnérabilité de sociétés hautement dépendantes du numérique et a entraîné des pertes économiques, notamment pour les petites entreprises. Le stress généré par l’incertitude et l’impossibilité d’accéder aux services essentiels a été largement ressenti.

Face à l’ampleur de l’incident, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a déclaré que « toutes les hypothèses sont sur la table » : défaillance technique, surcharge du réseau, erreur humaine, voire cyberattaque. Les autorités ibériques coopèrent étroitement avec les gestionnaires des réseaux électriques Red Eléctrica de España (REE) et Rede Eléctrica Nacional (REN) ainsi qu’avec des experts en cybersécurité. Une enquête technique est en cours pour retracer précisément le déroulé des événements.
La Commission européenne, alarmée par cet incident, appelle à un audit renforcé des infrastructures critiques dans l’Union. En attendant les conclusions de l’enquête, attendues dans les prochains jours, les opérateurs recommandent une consommation modérée d’électricité afin de préserver la stabilité du réseau. Cette panne rappelle cruellement combien la sécurité énergétique reste un enjeu stratégique dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.