Oloumi : les commerçantes du CTRI dénoncent l’invasion des trottoirs par des vendeurs étrangers

« Les étrangers occupent les trottoirs et nous, nous n’avons pas de clients » : ce cri du cœur vient des commerçantes du marché du CTRI à Oloumi. Ces femmes, installées à l’intérieur du marché mis à leur disposition par les nouvelles autorités de transition, dénoncent une situation qu’elles jugent profondément injuste.

Pensé comme une réponse concrète à la précarité commerciale des femmes gabonaises, le marché du CTRI avait pour objectif de leur offrir un cadre plus digne, plus sécurisé et mieux organisé pour exercer leurs activités. Mais quelques mois après son ouverture, les promesses d’une relance économique pour ces commerçantes semblent s’éloigner. En cause : l’occupation massive et incontrôlée des trottoirs environnants par des vendeurs, en grande partie d’origine étrangère.

Ces derniers, installés en bordure de route, attirent la majorité des clients avant même qu’ils n’entrent dans le marché. Résultat : des étals pleins, mais des journées de vente creuses pour les femmes installées à l’intérieur. « Les clients s’arrêtent dehors, achètent tout sur les trottoirs, et repartent sans même entrer dans le marché », déplore une commerçante. Une autre ajoute avec amertume : « Nous sommes là depuis l’ouverture, nous payons nos places, nous respectons les règles, mais ce sont ceux dehors qui font les recettes ».

Face à cette situation, ces femmes interpellent les autorités compétentes. Elles demandent un contrôle plus strict de l’occupation de l’espace public, une meilleure régulation du commerce ambulant, et surtout, un respect équitable des efforts fournis par celles qui ont accepté d’intégrer le marché formel. Alors que la volonté du CTRI de valoriser l’activité économique des femmes gabonaises est saluée, ce déséquilibre menace de saborder un projet pourtant porteur d’espoir. Les commerçantes d’Oloumi attendent des mesures concrètes pour que justice commerciale soit rendue.

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