Nicolas Sarkozy bientôt remis en liberté sous contrôle judiciaire

La Cour d’appel de Paris examinait ce lundi la demande de mise en liberté de l’ancien président Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis une vingtaine de jours à la prison de la Santé après sa condamnation dans l’épineux dossier du financement libyen. La surprise de l’audience est venue du parquet général, qui, tout en reconnaissant la gravité des charges, a requis une remise en liberté de l’ancien chef d’État, assortie toutefois d’un strict contrôle judiciaire.

Nicolas Sarkozy, qui a assisté à l’audience en visioconférence, a décrit sa détention comme « très dure et éreintante », insistant sur son placement à l’isolement complet pour des raisons de sécurité. Ses avocats ont martelé que la détention provisoire n’était pas justifiée, d’autant plus que le procès en appel de l’affaire est déjà fixé à mars 2026. Ils ont plaidé pour que leur client puisse préparer sereinement sa défense en étant libre.

La décision du parquet général de ne pas s’opposer à une libération est un revirement notable, indiquant que les risques de pression sur les témoins ou de concertation avec les co-prévenus sont désormais jugés gérables via un contrôle judiciaire. Ce dernier devrait inclure des interdictions strictes d’entrer en contact avec toute personne impliquée dans le dossier, ainsi que des restrictions sur les déplacements.

L’affaire du financement libyen, qui a valu à Nicolas Sarkozy une lourde peine en première instance, est l’une des procédures judiciaires les plus sensibles de l’histoire politique française. La détention d’un ancien président est une situation inédite et la décision de la Cour d’appel était attendue avec la plus grande attention par la classe politique et les médias.

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La Cour d’appel a mis sa décision en délibéré et l’annonce est attendue en début d’après-midi. Si elle suit les réquisitions du parquet général, Nicolas Sarkozy sera libre en attendant son procès en mars prochain, même s’il devra se conformer aux obligations du contrôle judiciaire. Le sort de l’ancien président est donc entre les mains de la justice.

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