À Luanda, Oligui Nguema vend le nouveau visage économique du Gabon aux géants américains

Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a atterri ce 22 juin à Luanda pour prendre part au 17ᵉ sommet des affaires États-Unis-Afrique. Un rendez-vous stratégique qui s’inscrit dans une diplomatie économique offensive, axée sur la relance post-transition du Gabon et le repositionnement du pays sur la scène internationale. Le sommet, co-organisé par le Corporate Council on Africa (CCA) et le gouvernement angolais, rassemble plus de 1 500 acteurs majeurs de la politique et du secteur privé, autour du thème : « Les voies de la prospérité : une vision commune de partenariat entre les États-Unis et l’Afrique ».

Cette édition 2025 ambitionne de poser les jalons d’un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et les États-Unis, dans un contexte mondial marqué par la réorganisation des chaînes de valeur et la compétition accrue pour les ressources naturelles et les marchés émergents. Pour le Gabon, c’est l’occasion de réaffirmer sa volonté d’attirer des investissements directs étrangers dans des secteurs clés : l’agro-industrie, les infrastructures durables, les énergies propres, les technologies numériques et la santé.

En marge des séances plénières, la délégation gabonaise conduite par le Chef de l’État devrait participer à des panels de haut niveau et des rencontres bilatérales avec des investisseurs et représentants d’agences gouvernementales américaines. Selon la Présidence, ces échanges devraient notamment mettre en lumière les projets porteurs inscrits dans la stratégie de transformation économique et de diversification engagée depuis fin 2023. Le sommet constitue donc une tribune de choix pour repositionner le « Gabon vert et industriel » sur la carte des destinations africaines attractives pour les capitaux étrangers.

Lire Aussi:  La libération silencieuse d’Ali Bongo signe une rupture de confiance entre Geoffroy Foumboula et le Président Oligui Nguema

Cette démarche s’inscrit dans une approche proactive du Chef de l’État, qui mise sur la diplomatie économique pour compenser les fragilités budgétaires internes et renforcer la résilience du pays face aux chocs externes. En donnant la priorité à la valorisation de partenariats stratégiques et au transfert de technologies, Oligui Nguema veut insuffler une nouvelle dynamique de développement durable, notamment au profit de la jeunesse et des PME gabonaises.

À Luanda, le Gabon se positionne ainsi non plus comme un simple réceptacle d’aide, mais comme un partenaire capable de porter une vision cohérente de son avenir économique. Le défi sera de concrétiser les intentions affichées par des engagements fermes. Le sommet États-Unis–Afrique 2025 pourrait bien marquer un tournant dans la trajectoire économique du pays, à condition que le volontarisme politique s’accompagne d’un suivi rigoureux et d’un cadre d’investissement fiable.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *