Ce qui devait être un scrutin apaisé, après une campagne relativement calme, prend depuis ce matin une tournure plus préoccupante. Alors qu’à Libreville le vote se déroule globalement sans heurts, la situation semble plus tendue dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.
À Ntoum, Kango, Moabi et dans d’autres communes, de nombreux citoyens dénoncent des irrégularités dans le processus électoral. Des vidéos partagées massivement sur les réseaux sociaux montrent des scènes suspectes allant de la manipulation présumée des urnes à des cas de bourrages de bulletins. Ces images, bien que difficiles à authentifier pour l’instant, alimentent un climat de méfiance et d’inquiétude parmi les électeurs.
Certains habitants évoquent également des pressions exercées sur des électeurs ou encore des retards inhabituels dans l’ouverture de certains bureaux de vote. Autant de pratiques qui jettent le doute sur la régularité du scrutin dans ces circonscriptions.
Face à ces accusations, la société civile et plusieurs observateurs appellent à la vigilance, exhortant les autorités électorales à garantir la transparence et à faire toute la lumière sur les faits signalés.
En attendant une communication officielle de la Commission électorale nationale, l’opinion publique reste suspendue à ces révélations qui pourraient ternir la crédibilité des locales et législatives en cours.