Libreville : ouverture solennelle de la session criminelle, 148 accusés devant la justice

Le mardi 15 juillet 2025 dernier, la Cour d’appel judiciaire de Libreville a officiellement lancé sa première session criminelle de l’année, en présence du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Dr Séraphin Akuré-Davain. Prévue pour durer un mois, cette session revêt un caractère exceptionnel par son ampleur : 100 dossiers seront examinés, impliquant 148 accusés, dont six femmes et dix ressortissants étrangers, pour des infractions parmi les plus graves prévues par le Code pénal gabonais.

Au menu de cette session intense : assassinats, meurtres, coups mortels, viols et vols qualifiés. La juridiction siégera six jours sur sept, y compris les jours fériés, en matinée comme en soirée. Cette mobilisation sans précédent illustre la volonté des autorités judiciaires d’accélérer le traitement des affaires criminelles en souffrance, tout en assurant un équilibre entre célérité et respect des garanties procédurales.

Lors de l’audience inaugurale, empreinte de solennité, la première présidente de la Cour d’appel, Nancy Engandjas, a fermement rappelé le rôle fondamental de la justice : « Il ne s’agit ni d’un mystère judiciaire, ni d’une scène de théâtre. Chaque accusé a rendez-vous avec son destin. La Cour jugera dans le respect scrupuleux des textes ». Un message fort qui souligne la gravité des enjeux judiciaires et humains de cette session.

Présent à cette ouverture, le ministre de la Justice, Dr Séraphin Akuré-Davain, a salué l’engagement du personnel judiciaire, réaffirmant la détermination de l’État à garantir un procès équitable et conforme aux droits humains, socle essentiel de l’État de droit. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de refonte profonde du système judiciaire.

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En effet, cette session criminelle se tient dans un contexte de post-Transition marqué par une réforme ambitieuse de la justice gabonaise, notamment en matière pénale. Au-delà des verdicts attendus, elle constitue un test grandeur nature pour la crédibilité institutionnelle du pays et la confiance des citoyens envers leur système judiciaire. Une justice plus rapide, plus accessible et plus transparente : tel est le cap affiché par les autorités pour redonner toute sa dignité à l’appareil judiciaire gabonais.

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