Liberté de la presse : le Gabon opère une remontée historique au classement mondial

En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2025, le Gabon s’illustre par une performance sans précédent : une progression de 53 places en seulement deux ans dans le classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF). De la 94ᵉ position en 2023, le pays grimpe désormais à la 41ᵉ place, avec un score de 70,65 sur 100.

Jamais, dans l’histoire récente du classement, un État n’avait enregistré une telle avancée en si peu de temps. Ce bond spectaculaire témoigne d’un changement profond dans l’environnement médiatique gabonais, porté par la transition politique initiée en août 2023 par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI).

Dès les premiers mois de la transition, les autorités ont engagé des réformes destinées à assainir le climat informationnel : fin des pressions administratives, recul de la censure, et garantie d’un espace public ouvert aux débats. Les médias audiovisuels et numériques ont vu s’élargir leur champ d’expression, tandis que les journalistes ont bénéficié d’une amélioration concrète de leurs conditions de travail.

Ce tournant est aussi le fruit d’une volonté affirmée au sommet de l’État. Le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait fait de la liberté d’expression un pilier de la refondation républicaine. Les institutions de la transition ont suivi, contribuant à restaurer la confiance entre la presse et le pouvoir, mais aussi entre les citoyens et l’information.

La reconnaissance de RSF, organisme international indépendant, ne fait que confirmer une réalité ressentie sur le terrain. Dans les rédactions, sur les plateaux de télévision, dans les colonnes des journaux et sur les réseaux sociaux, un vent nouveau souffle. Le Gabon, longtemps classé parmi les pays aux libertés restreintes, s’affiche désormais comme une référence émergente en Afrique centrale.

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Mais cette avancée appelle à la vigilance. La liberté de la presse n’est jamais acquise : elle se protège, se cultive, se défend. Le chemin parcouru doit inspirer la suite d’un engagement continu pour une presse libre, responsable, et éthiquement solide.

Aujourd’hui, le Gabon avance. Et le monde en prend acte. La presse nationale, quant à elle, hérite d’un rôle stratégique : celui d’accompagner cette dynamique démocratique, en toute indépendance, au service de l’intérêt public.

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