Législatives 2025 à Akanda : Jean Gaspard Ntoutoume Ayi dénonce des résultats « falsifiés »

Les résultats du premier tour des élections législatives et locales du 27 septembre 2025, proclamés par le ministre de l’Intérieur en sa qualité de président de la CNOCER, continuent de susciter une vive contestation. Dans le 2ᵉ arrondissement d’Akanda, l’écart entre les chiffres rendus publics par l’administration électorale et ceux compilés à partir des procès-verbaux affichés devant les 54 bureaux de vote alimente une polémique grandissante.

Selon les données recueillies dans les procès verbaux, le candidat Nze Ndong Nze Pascal (UDB) arrive en tête avec 1 699 voix (22,17 %), suivi de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi (Union Nationale) avec 1 622 voix (21,16 %), puis de Nguema Franck Joseph (CNCD) qui totaliserait 1 596 voix (20,82 %), loin des scores gonflés publiés par la CNOCER. L’écart constaté, de plusieurs centaines de suffrages, est jugé « inexplicable et inacceptable » par les contestataires.

« Une falsification des résultats »

Lors de sa conférence de presse, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi n’a pas mâché ses mots. « Il existe un écart significatif, inexplicable et inacceptable entre les résultats réels que nous venons de vous annoncer et ceux proclamés par le Président de la CNOCER. En dehors du nombre d’électeurs inscrits que nous avons en commun, tous les autres chiffres sont différents. »

Le candidat de l’Union Nationale a poursuivi en accusant directement l’organe électoral d’avoir orchestré une manipulation des résultats. ‹‹ Il est hors de question que je m’associe, de quelque manière que ce soit, à une entreprise de falsification des élections dans notre pays. »

Une exigence de fermeté

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Au-delà de la dénonciation, Ntoutoume Ayi a appelé le président de la CNOCER à « faire preuve d’autorité et de fermeté à l’endroit de ses équipes », rappelant que la crédibilité du processus électoral et, plus largement, de la démocratie gabonaise était en jeu. Cette déclaration intervient dans un climat de contestation nationale où se multiplient les preuves d’irrégularités : taux de participation supérieurs au nombre d’inscrits, résultats arithmétiquement incohérents et procès-verbaux modifiés après affichage.

Un second tour fragilisé

À Akanda, comme ailleurs dans le pays, la légitimité du second tour s’annonce compromise si la lumière n’est pas faite sur ces discordances. Plusieurs acteurs politiques et observateurs indépendants réclament désormais un audit forensique des procès-verbaux et la publication des données brutes, bureau par bureau.

En attendant, l’Union Nationale, par la voix de son candidat, maintient sa contestation et appelle à une refondation urgente du processus électoral, jugé incapable de refléter la volonté populaire.

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