C’est une affaire digne d’un polar criminel qui secoue la République, rapportée par nos confrères du quotidien L’Union. Au centre de ce vaste réseau de braquages visant les résidences de hautes personnalités, Ted Willy Alimbi Ognalagha, plus connu sous le surnom de « Le Roi Béni », figure bien connue des autorités pour son passé trouble.
Selon L’Union, l’homme orchestrerait depuis plusieurs années des opérations d’une rare audace, en s’appuyant sur une organisation parfaitement structurée. Le Roi Béni recrutait ses complices depuis le Cameroun, les hébergeant dans des hôtels de luxe avant chaque expédition criminelle. Ils ciblaient les domiciles de personnalités influentes, parmi lesquelles ceux de l’ancien président Ali Bongo Ondimba et de son ex-directeur de cabinet, Maixent Accrombessi.
Le mode opératoire, relaté par nos confrères, révèle un niveau de préparation impressionnant : utilisation d’armes militaires prêtées par le frère d’un complice, agents de sécurité infiltrés, brouillage des systèmes de surveillance, et même une potion toxique pour neutraliser les chiens de garde. Après leurs méfaits, certains membres retournaient au Cameroun afin d’échapper à la justice.
L’enquête de la Police Judiciaire a franchi un tournant décisif avec l’interpellation, la semaine dernière, de Jerry Mouele, l’un des lieutenants présumés du réseau. Ce dernier aurait donné des détails précis sur le rôle central du Roi Béni et sur une tentative d’exfiltration vers le Cameroun organisée depuis la Turquie. Argent et billet d’avion à l’appui, cette opération d’évasion n’a finalement pas abouti : Jerry Mouele a été arrêté avant de quitter le pays.
Face aux enquêteurs, Le Roi Béni a nié certains faits, mais reconnu une implication indirecte. Lui et ses complices devraient être présentés devant le parquet de la République dans les prochaines heures, marquant peut-être la fin d’un chapitre sombre de la criminalité organisée au sommet.