Nouvellement nommée à la tête du ministère de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités, le Pr Marcelle Ibinga épse Itsitsa a entamé ses fonctions avec une approche pragmatique. Ce lundi 12 mai, elle a effectué une visite de terrain au sein des différentes directions et services placés sous sa tutelle, marquant ainsi sa volonté de s’imprégner des réalités administratives.
Dès les premières heures, la ministre a procédé à un état des lieux méthodique des structures de son ministère. Objectif : dresser un diagnostic rapide et sans complaisance de l’administration qu’elle est appelée à diriger. Cette immersion initiale lui a permis de mieux comprendre les défis et les dysfonctionnements auxquels sont confrontés ses collaborateurs.
Mais au-delà de la simple inspection, le Pr Marcelle Ibinga s’est distinguée par une approche humaine et participative. Elle a écouté attentivement les préoccupations des agents, qui ont évoqué des difficultés liées aux conditions de travail, au manque de moyens matériels, et aux défis récurrents de la modernisation administrative. « Nous avons besoin d’une administration au service des usagers, mais aussi respectueuse des agents », a-t-elle souligné.

Les enjeux qui l’attendent sont considérables. À une époque où le service public est souvent critiqué pour sa lenteur et son inefficacité, la ministre devra impulser des réformes profondes. La digitalisation des procédures, la relance de la formation continue et la transparence dans les recrutements figurent parmi les priorités identifiées lors de cette prise de contact.
Le Pr Marcelle Ibinga hérite d’un secteur stratégique, où les attentes sont immenses. Avec un taux de chômage élevé chez les jeunes, la fonction publique est perçue comme l’un des principaux leviers de l’emploi. Pour la ministre, il s’agira de concilier l’efficacité administrative avec une gestion plus humaine des ressources.
Loin des discours de circonstance, cette première journée a surtout été marquée par une volonté de réforme. « Je veux une administration moderne, performante et au service des citoyens », a-t-elle affirmé, tout en invitant ses collaborateurs à faire preuve d’engagement et de professionnalisme.
Le début de cette mission s’annonce exigeant, mais la ministre semble déterminée à faire de son ministère un modèle de bonne gouvernance. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de sa démarche et mesurer l’adhésion de ses équipes à cette dynamique de changement.