Après deux années de mise à l’écart partiel, le Gabon retrouve officiellement sa place au sein du Commonwealth, selon une décision annoncée mardi par le Groupe d’action ministériel du Commonwealth (CMAG). La nouvelle, relayée par un communiqué du ministère gabonais des Affaires étrangères, marque la fin d’une suspension décidée en septembre 2023, à la suite du renversement du président Ali Bongo Ondimba par un coup d’État militaire.
Cette suspension avait empêché le Gabon de participer aux réunions intergouvernementales du Commonwealth, en attendant la mise en place d’un processus politique crédible. Une condition que le pays a progressivement remplie, notamment par l’adoption d’une nouvelle Constitution en novembre 2024, ainsi que l’organisation d’une élection présidentielle jugée libre et transparente, tenue le 12 avril 2025 sous observation internationale, dont celle du Commonwealth.
Dans son communiqué, le CMAG salue les avancées significatives du Gabon en matière de gouvernance, estimant que les efforts fournis pour restaurer les institutions démocratiques sont « encourageants et conformes aux principes fondamentaux du Commonwealth ». Cette décision permet au Gabon de réintégrer pleinement les instances décisionnelles et les mécanismes de coopération multilatérale de l’organisation, réaffirmant ainsi sa légitimité sur la scène diplomatique internationale.
La levée de la suspension intervient dans un contexte symbolique : quelques jours seulement après le séjour du Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, aux États-Unis, renforçant ainsi l’élan diplomatique du Gabon. Le gouvernement a salué cette réintégration comme une reconnaissance internationale des efforts engagés pour restaurer la démocratie, promouvoir les droits fondamentaux et renouer avec la communauté des nations.
Au-delà de la portée politique, cette réintégration ouvre également des nouvelles perspectives en matière de coopération économique, éducative et culturelle avec les autres États membres du Commonwealth. Pour le Gabon, il s’agit d’une opportunité stratégique pour consolider sa visibilité internationale, diversifier ses partenariats et confirmer sa volonté de tourner la page des ruptures institutionnelles au profit d’un avenir plus stable et plus ouvert.