Le Gabon poursuit sa réforme ambitieuse du secteur éducatif avec la tenue, ces 23 au 24 juillet 2025, de l’atelier national consacré à la validation du plan de développement de l’enseignement supérieur privé. La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel King’s Choice, dans le quartier Angondjé, en présence du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Simplice Désiré Mamboula, entouré de plusieurs membres du gouvernement, de représentants d’établissements privés et d’experts du monde académique et institutionnel.
Cet atelier marque une étape déterminante dans la volonté du gouvernement de repenser l’écosystème universitaire privé, longtemps considéré comme le parent pauvre de l’enseignement supérieur. L’objectif clairement affiché est d’harmoniser les pratiques, renforcer la qualité des formations et faire du secteur privé un véritable levier d’insertion professionnelle pour la jeunesse gabonaise. Il s’agit de doter le pays d’un cadre cohérent, rigoureux et durable, capable de faire émerger des établissements compétitifs, à la hauteur des standards internationaux.
Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamboula a insisté sur la nécessité d’un enseignement supérieur inclusif et performant, en phase avec les priorités nationales. Il a rappelé que l’État ne pouvait relever seul les défis du développement des compétences et de la recherche, et que le partenariat avec les acteurs privés était désormais incontournable. « Ce plan de développement vise à asseoir une gouvernance claire, à renforcer l’attractivité des établissements privés et à créer un cadre d’assurance qualité qui bénéficiera à l’ensemble du système éducatif », a-t-il déclaré.
Les thématiques abordées lors de l’atelier traduisent cette volonté de refondation. Parmi les axes prioritaires figurent : l’employabilité des diplômés, l’adéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi, la professionnalisation des cursus, ainsi que la normalisation des structures pédagogiques et administratives. Cette démarche participative permettra également de consolider la complémentarité entre les secteurs public et privé, afin de mutualiser les ressources et les expertises.
En lançant cet atelier, les autorités gabonaises démontrent leur détermination à faire de l’enseignement supérieur privé un pilier du développement national. Face à une demande croissante de formation postsecondaire et à un contexte économique en mutation, seule une politique volontariste, fondée sur la qualité et l’inclusion, pourra garantir une montée en compétence durable de la jeunesse gabonaise et la souveraineté scientifique du pays.