Le bras de fer gouvernement-enseignants paralyse l’école

L’école gabonaise est en apnée. La grève des enseignants, qui paralyse le secteur éducatif, est entrée dans une phase critique ce vendredi. Malgré les promesses du gouvernement et les menaces de contrôles de présence pour sanctionner les absentéistes, la majorité des enseignants maintient le débrayage dans huit des neuf provinces du pays.

Les syndicats exigent des actes concrets concernant les régularisations administratives et la revalorisation salariale. Face à l’impasse, l’Assemblée nationale a initié une médiation d’urgence pour tenter de sauver l’année scolaire.

À l’issue d’un cycle de concertations au Palais Léon Mba, le Président de l’Assemblée Nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a conclu les échanges avec les syndicats de l’Éducation nationale dans l’optique de trouver une issue durable à la crise scolaire actuelle. Ces discussions ont mis en exergue la nécessité impérieuse de restructurer le paysage syndical pour renforcer la crédibilité des revendications, de lever le gel des postes budgétaires qui paralyse l’administration, et d’adopter une éthique de responsabilité plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des enjeux personnels.

Face à l’urgence de la situation, le Président de la chambre basse a appelé au patriotisme des enseignants pour une reprise immédiate des cours, tout en s’engageant à interpeller le gouvernement pour garantir la pérennité des solutions techniques proposées, notamment la création d’un chronogramme précis et transparent pour le traitement des dossiers. Enfin, cette démarche s’inscrit dans une perspective de refondation profonde du système éducatif, marquée par l’annonce de la tenue des États Généraux de l’Éducation en juillet prochain dans un cadre tripartite inclusif.

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Pourtant, ces rencontres des 4 et 5 février 2026 avaient initialement ouvert une voie vers l’apaisement, permettant d’établir un diagnostic commun et de dessiner les contours d’une sortie de crise basée sur des solutions budgétaires réalistes. En insistant sur la nécessité de préserver la confiance mutuelle et l’intérêt supérieur des élèves, le président de la chambre basse appelle désormais à dépasser les procès d’intention. Il exhorte les acteurs de ce dialogue à se concentrer exclusivement sur les faits et la recherche de compromis durables pour sauver l’année scolaire, plutôt que de céder à des postures préjudiciables.

Pour de nombreux parents d’élèves, cette situation est vécue comme une prise d’otages, compromettant l’avenir de la jeunesse gabonaise dans un contexte où la formation de main-d’œuvre qualifiée est cruciale pour le développement du pays.

Toutefois, les cours prendront fin le 31 juillet 2026 pour les classes d’examens du secondaire dans les établissements publics et privés sur toute l’étendue du territoire national.

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