La pillule contraceptive, classée cancérogène par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Ces derniers jours, la pilule contraceptive fait de nouveau parler d’elle après une mise à jour du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui l’a classée parmi les substances « cancérogènes pour l’humain ». Une annonce qui a de quoi inquiéter, mais qui mérite d’être replacée dans son contexte. D’abord, toutes les pilules ne sont pas concernées car seules les pilules dites « combinées », qui contiennent à la fois des œstrogènes et de la progestérone, sont visées. Ce classement, qui s’appuie sur des preuves scientifiques solides d’un lien avec certains cancers, a provoqué un regain d’inquiétude. Mais attention, cette classification ne mesure pas le niveau de dangerosité, seulement la solidité des données disponibles. Et surtout, toutes les pilules ne sont pas concernées.

Parmi elles, on retrouve notamment : Minidril, Trinordiol, Daily Gé, Diane 35, Jasmine, Jasminelle, Jasminelle Gé, Jasmin Gé, Yaz, Yaz Flex, Mercilon, Marvelon, Meliane, Cilest, Varnoline, Optilova, Qlaira, Zoely, Belara, Gestodene, Femodene, Triafémi, Effeval, Eloïne, Drovelis, Lydisilka, Néogynon, Adepal, Stédiril, Trinovum, Triella et Triquilar. Ces pilules, largement prescrites dans de nombreux pays mais ne sont toutefois pas proposées en première intention aux femmes ayant des antécédents de cancer. Les pilules microdosées, à base de progestérone seule, ne sont pas concernées par cette classification.

Une étude publiée en 2023 dans la revue Plos Medicine montre que la pilule combinée ou même uniquement progestative peut entraîner une légère augmentation du risque de cancer du sein, estimée entre 20 % et 30 %. Dit comme ça, cela peut sembler alarmant, mais en valeur absolue, l’augmentation reste modérée et le risque moyen passe d’environ 11 % à 14 % sur toute une vie. Pour les chercheurs comme Gillian Reeves (université d’Oxford) ou Stephen Duffy (Queen Mary University of London), ces chiffres restent relativement « rassurants ». D’autant que la pilule n’est qu’un facteur parmi d’autres : l’alcool, la sédentarité, l’obésité, certains traitements hormonaux ou encore la baisse du taux d’allaitement pèsent bien plus lourd dans le risque de développer un cancer du sein.

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L’enjeu, aujourd’hui, est donc moins de s’alarmer que de s’informer. Choisir une contraception reste un acte personnel qui doit se faire en lien avec un professionnel de santé.

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