La CAN se jouera tous les quatre ans à partir de 2028

La Confédération africaine de football a acté un changement majeur : la CAN abandonne son rythme biennal pour un format quadriennal dès 2028.

La Confédération africaine de football (CAF) a entériné une réforme majeure de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). À partir de 2028, la compétition continentale se déroulera désormais tous les quatre ans, mettant fin à un rythme biennal en vigueur depuis plusieurs décennies. Cette décision, annoncée en décembre 2025 par le président de la CAF, Patrice Motsepe, s’inscrit dans une volonté d’aligner la CAN sur le calendrier des grandes compétitions internationales, à l’image de la Coupe du monde ou du Championnat d’Europe.

La transition vers ce nouveau format se fera de manière progressive. Les éditions de la CAN 2025 au Maroc et de la CAN 2027, co-organisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, sont maintenues selon le calendrier prévu. Une édition transitoire est programmée en 2028, avant l’entrée définitive dans le cycle quadriennal. Pour la CAF, ce réaménagement du calendrier doit permettre de réduire les tensions avec les clubs, notamment européens, souvent confrontés à l’absence de leurs joueurs en pleine saison.

Cette réforme devrait avoir des retombées positives pour le football africain. Les sélections nationales disposeront de davantage de temps pour se préparer et bâtir des projets sportifs solides, tandis que les pays hôtes bénéficieront de délais plus longs pour organiser la compétition et améliorer les infrastructures. Pour les supporters, la CAN deviendra un événement plus rare et plus prestigieux, renforçant l’attente et l’engouement autour de chaque édition.

Cette décision survient également dans le contexte des difficultés rencontrées par les sélections africaines pour préparer la compétition. Les joueurs ont été libérés assez tard, soit une semaine après la date initialement prévue, une mesure imposée par la FIFA pour ne pas pénaliser les championnats européens. Cette modification tardive a provoqué des réactions peu amènes de la part des entraîneurs, obligés de réduire et réorganiser rapidement leur programme de préparation, parfois limité à quelques jours au lieu des deux semaines prévues. Certains joueurs ont même été blessés ou forfaits pour la CAN, illustrant les tensions persistantes entre clubs, fédérations et sélections nationales et justifiant en partie la réforme vers un calendrier quadriennal.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *