Les partisans de l’Union Nationale des 1er et 2ᵉ arrondissements d’Akanda se sont donné rendez-vous le 20 septembre au CES d’Avorbam pour une rencontre électorale placée sous le signe de la mobilisation. Dans une ambiance empreinte de ferveur populaire, les candidats et leurs colistiers ont longuement échangé avec les habitants sur les enjeux décisifs du scrutin du 27 septembre.
Figure de proue de cette campagne, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a choisi de s’adresser directement à la conscience des électeurs. « J’ai envie que nous nous posions la question de savoir quel est l’enjeu de cette élection », a-t-il lancé, rappelant que « le 30 août 2023, les militaires ont mis fin au régime et ont dissout toutes les institutions ». Pour lui, le 27 septembre représente un moment historique : « Le peuple gabonais doit finir le travail. »

Le candidat a insisté sur sa conception du rôle de député, qu’il considère comme un levier essentiel pour transformer le pays. « Aujourd’hui, ils n’ont plus rien, ils veulent aller à l’Assemblée. Nous, on laisse ce qu’on a, qui est même peut-être mieux que l’Assemblée. Mais pour subir les problèmes du pays, pour les régler, il faut être au bon endroit. L’Assemblée, c’est le bon endroit », a-t-il affirmé, traçant les contours d’un engagement au service de l’intérêt général.
S’il ambitionne de porter la voix des Gabonais au niveau national, Ntoutoume Ayi ne néglige pas pour autant l’échelon local. Il a clairement réaffirmé son intention de briguer la mairie d’Akanda, un territoire qu’il considère comme sien. « Nous voulons diriger la commune d’Akanda. Parce que c’est chez nous. Akanda, c’est chez nous », a-t-il martelé devant ses partisans.

Aux critiques mettant en doute sa légitimité locale, le candidat a répondu sans détours. « On m’a dit quelque part qu’il faut laisser la mairie aux autochtones. J’ai dit : vous avez raison, nous sommes les autochtones d’Akanda », a-t-il rétorqué, assumant pleinement son ancrage territorial.
Entre responsabilité nationale et enracinement local, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi se positionne ainsi comme un acteur politique déterminé, prêt à défendre à la fois les intérêts de sa circonscription et ceux du pays tout entier, avec la conviction que les urnes du 27 septembre marqueront une étape décisive pour l’avenir du Gabon.