Jean Gaspard Ntoutoume Ayi : « Demain, notre choix sera plus grand que nous-mêmes. »

Dans une atmosphère empreinte de ferveur et de gravité, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a clos sa campagne électorale ce 26 septembre au Rond-point Sherko, à Akanda. Devant une foule rassemblée pour ce dernier grand rendez-vous avant le double scrutin du 27 septembre, le candidat de l’Union Nationale a livré un message fort : celui d’un homme conscient des défis, fidèle à ses convictions, et déterminé à replacer le peuple au centre du pouvoir démocratique. « Le 30 août 2023, les militaires ont libéré le Gabon ; le 27 septembre 2025, c’est à nous de nous libérer nous-mêmes », a-t-il martelé, rappelant que la véritable souveraineté s’exerce dans les urnes, par le choix des citoyens.

Tout au long de sa campagne, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a sillonné les quartiers d’Akanda, multipliant les rencontres dans les marchés, les maisons et les lieux de vie. Cette proximité lui a permis de mesurer l’ampleur des difficultés que subissent les populations : chômage endémique, cherté de la vie, manque d’infrastructures et sentiment d’abandon. « Je me présente devant vous, non avec des promesses démagogiques, mais avec une vision : celle d’un Gabon juste, uni et ambitieux, où les élus sont des serviteurs du peuple, non des marchands de misère », a-t-il affirmé.

Dans son allocution, le candidat a rendu un vibrant hommage aux pères de famille, « piliers de la société », souvent confrontés à des choix douloureux entre nourrir leurs enfants ou payer les soins médicaux. Il leur a promis un pays où le travail retrouvera sa valeur et où leurs sacrifices ne seront plus vains. Aux mères, « colonne vertébrale de la nation », il a adressé des paroles d’espoir et de reconnaissance, soulignant que le Gabon de demain devra leur redonner la place qu’elles méritent au cœur du développement. Quant aux jeunes, longtemps oubliés et confinés dans l’oisiveté, il les a appelés à se lever pour prendre en main leur destin : « Vous êtes l’avenir du pays, les bâtisseurs du Gabon de demain. »

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Porté par un discours à la fois lucide et porteur d’espérance, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a également rappelé son engagement à défendre, à l’Assemblée nationale, la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, tout en veillant à ce que les réformes de la Transition ne soient pas détournées par « ceux qui ont pillé hier et veulent aujourd’hui se convertir en anges ». Pour lui, le vote du 27 septembre doit consacrer le passage d’un peuple spectateur à un peuple acteur, souverain dans ses choix.

Appelant les électeurs à ne pas céder aux « flatteries ni aux illusions », il a insisté sur la portée historique de ce scrutin : « Chaque voix comptera. La vôtre comptera. Ensemble, nous scellerons le renouveau démocratique du pays. » Dans une envolée finale, il a réaffirmé son enracinement politique et moral dans l’héritage de figures emblématiques telles que Pierre Claver Zeng Ebome, André Mba Obame, Marie-Agnès Koumba et Casimir Oyé Mba, rappelant que leur combat pour la justice et la dignité reste plus que jamais d’actualité.

Devant une foule venue de toutes parts en nombre, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a invité les habitants d’Akanda et l’ensemble du peuple gabonais à transformer le scrutin du 27 septembre en « acte fondateur » d’une nouvelle ère. « Demain, notre choix sera plus grand que nous-mêmes : il sera le choix du Gabon, le choix de nos enfants, le choix de notre avenir commun », a-t-il lancé avant d’entonner le Concorde, symbole d’unité nationale. Pour le candidat, l’heure est venue d’écrire « la nouvelle page du Gabon », celle d’un peuple debout, digne et maître de son destin.

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