Ce samedi 9 août, le village Bakota, dans le 2ᵉ arrondissement de la commune d’Akanda a été le théâtre d’une causerie politique animée par Jean Gaspard Ntoutoume Ayi. Dans une rhétorique qu’on lui sait dense et profonde, le membre de l’Union Nationale a exposé sa vision d’avenir pour la circonscription et, plus largement, pour le Gabon.
Devant une assistance venue en nombre, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a abordé plusieurs sujets d’actualité, plaçant la participation citoyenne et la jeunesse gabonaise au cœur de son discours. La qualifiant de « véritable force vive du pays », il a rappelé qu’« un Gabonais sur deux a moins de 20 ans ». Pour lui, cette réalité impose d’urgence de garantir à cette génération un emploi, des perspectives concrètes et un cadre favorable à son épanouissement. Face aux incertitudes économiques et politiques, il a mis en garde contre le risque d’un désenchantement durable et exhorté à la mise en place de politiques publiques ambitieuses capables de redonner espoir et confiance.

Interrogé sur ses ambitions, Ntoutoume Ayi a retracé son parcours et ses choix politiques. Candidat aux législatives de 2018, il s’était désisté en 2023 pour soutenir la candidature unique d’Albert Ondo Ossa au sein de l’opposition, tout en dénonçant « l’injustice » du bulletin de vote unique. Aujourd’hui, il estime que le contexte est plus favorable à un véritable débat démocratique et se dit prêt à affronter à la fois les législatives et les municipales.
Avec une posture qu’il revendique « humble, mais déterminée », il affirme que sa candidature dépasse les enjeux personnels. « Ce n’est pas mon avenir qui est en jeu, mais celui du Gabon », martèle-t-il, invitant les électeurs à juger son projet sur la capacité à répondre aux aspirations des populations. Il assure vouloir travailler main dans la main avec elles, pour bâtir un futur commun fondé sur la confiance et l’action concrète.
Entre devoir de mémoire et vision d’avenir, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi se positionne comme un acteur central du jeu politique à Akanda. Dans une circonscription où les rapports de force restent mouvants, son engagement pourrait bien peser sur les équilibres électoraux à l’approche des scrutins décisifs.