Jean Gaspar Ntoutoume Ayi en campagne : un discours stratégique contre l’abstention et pour une jeunesse mobilisée derrière Oligui Nguema

Lors de son passage sur les ondes de la radio Urban FM ce vendredi 4 avril 2025, Jean Gaspar Ntoutoume Ayi, figure influente de la scène politique gabonaise, porte-parole et membre de la coordination provinciale de soutien à la candidature du président de transition Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré une intervention qui marque un tournant dans la dynamique pré-électorale.

Avec un ton mêlant lucidité stratégique et appel émotionnel à la responsabilité civique, il s’est attaqué à l’un des ennemis les plus silencieux, mais redoutables de toute transition démocratique : l’abstention. Son message, direct et incisif, s’adressait en priorité à la jeunesse gabonaise, souvent désenchantée, parfois désengagée, mais demeurant à ses yeux la clé de voûte de l’alternance politique véritable.

En appelant les jeunes à se rallier massivement à la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguema, le tombeur du régime d’Ali Bongo, Ntoutoume Ayi a parfaitement intégré la double exigence du moment : d’une part, légitimer démocratiquement la transition en cours à travers une forte participation citoyenne ; d’autre part, ancrer le projet de refondation du pays dans un socle populaire et générationnel durable : « Ne pas voter, c’est renoncer à faire entendre votre voix. Ne pas vous mobiliser, c’est laisser les autres choisir à votre place ce que sera le Gabon de demain », déclarait-il.

Ce positionnement va bien au-delà du simple exercice rhétorique. Il révèle une lecture stratégique de l’environnement électoral gabonais, où la démobilisation des jeunes a longtemps été le talon d’Achille de toute tentative de renouvellement politique.

En ciblant directement cette catégorie sociologique, l’orateur repositionne Oligui Nguema non seulement comme le symbole de la rupture post-Bongo, mais aussi comme le catalyseur d’une nouvelle conscience citoyenne. Une opération de légitimation politique finement menée, car elle repose sur une double inversion : faire de la jeunesse, longtemps marginalisée, le pilier du changement ; et faire du vote, perçu comme inutile par certains, l’acte révolutionnaire ultime dans un contexte post-coup d’État.

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Mobilisation populaire et enjeu de souveraineté démocratique

Ce discours s’inscrit dans une logique plus large de souveraineté démocratique. Ntoutoume Ayi a, sans le dire explicitement, opposé la résignation passive à la reprise en main active de l’avenir national. Dans un pays marqué par une longue période de confiscation du pouvoir et de scepticisme électoral, cette rhétorique vise à renouer le lien entre le citoyen et la chose publique, entre la jeunesse et l’État.

En s’engageant de manière aussi frontale contre l’abstention, Ntoutoume Ayi a également envoyé un signal fort à la classe politique : la bataille ne se gagnera pas seulement par la promesse du changement, mais par la capacité à mobiliser, convaincre et impliquer les masses dans un projet de société concret, crédible et incarné.

L’intervention de Ntoutoume Ayi, si elle est suivie d’effets, pourrait amorcer une dynamique nouvelle dans cette campagne : celle d’une réappropriation populaire du processus électoral, condition sine qua non pour conférer à la future élection la légitimité que seule une participation massive peut garantir.

Plus qu’un simple entretien de campagne, cette prise de parole marque donc une étape dans la construction politique du récit post-Ali Bongo, un récit qui veut tourner la page de l’apathie civique et inscrire durablement le Gabon dans une logique de refondation participative :« Le changement ne viendra pas sans la jeunesse. Il est déjà en marche, mais c’est à eux de le porter jusqu’au bout », a insisté le porte-parole du projet d’Oligui Nguema

En décidant de mobiliser la jeunesse, Jean Gaspar Ntoutoume Ayi dessine clairement une stratégie électorale intelligente : faire de la jeunesse gabonaise non un spectateur, mais un acteur du changement historique en cours dans notre pays.

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