L’université Harvard, pilier de l’élite académique mondiale, vient d’être frappée d’une mesure inédite : l’administration Trump lui retire le droit d’accueillir des étudiants étrangers. Une décision rendue publique le 22 mai 2025, qui choque la communauté universitaire et remet en question le rôle des États-Unis comme terre d’accueil des talents internationaux. L’établissement perd désormais sa capacité à parrainer les visas F-1 et J-1, essentiels à la venue d’étudiants non-américains.
Pour des milliers d’étudiants venus d’Asie, d’Afrique ou d’Europe, c’est un véritable tremblement de terre. Non seulement les futurs candidats devront renoncer à Harvard, mais ceux déjà sur place pourraient être contraints de quitter le territoire américain ou de se réinscrire dans une autre université habilitée. Une incertitude insoutenable, alors que pour beaucoup, l’avenir académique et professionnel était intimement lié à cette institution prestigieuse.
Cette mesure, selon de nombreux observateurs, dépasse le cadre administratif pour devenir un acte politique. Depuis le début de son mandat, Donald Trump n’a jamais caché sa défiance envers certaines universités perçues comme « élitistes et hostiles » à son programme. Harvard, régulièrement en désaccord avec ses politiques migratoires et sociales, semble ainsi être devenue une cible. Le président instrumentalise l’immigration académique pour imposer un contrôle idéologique.
Dans une réponse officielle, Harvard a dénoncé une attaque grave contre la liberté universitaire et contre l’ouverture intellectuelle qui fait la force du système américain. L’université a d’ores et déjà annoncé qu’elle saisirait les tribunaux. Des voix s’élèvent à l’international pour dénoncer ce qui est vu comme un recul de la diplomatie académique des États-Unis, jadis vitrine de la diversité intellectuelle mondiale.
Cette décision pourrait ouvrir une crise sans précédent. Si elle est maintenue, elle menace de fragiliser l’image des universités américaines dans le monde et de détourner les meilleurs étudiants vers d’autres pôles d’excellence, comme le Canada, le Royaume-Uni, ou l’Allemagne. Au-delà de Harvard, c’est tout un modèle d’enseignement supérieur fondé sur l’inclusion et la méritocratie globale qui vacille. La bataille juridique qui s’engage sera décisive, non seulement pour les étudiants concernés, mais pour l’avenir de l’université comme creuset universel de savoir.