Habitations illégales autour de la mangroves: où était l’Etat ?

Elles ont poussé comme des champignons, ces habitations installées au cœur de zones humides, là où la mangrove, rempart naturel contre l’érosion côtière et vivier de biodiversité aurait dû être intouchable. Et pourtant, pendant des années, ces constructions illégales ont proliféré sous les yeux des autorités. Aujourd’hui, alors que les bulldozers sont à l’œuvre pour « restaurer l’ordre », une question dérangeante s’impose : où était l’État pendant tout ce temps ?

L’opération de démolition engagée récemment est spectaculaire, mais elle a aussi des allures de « mea culpa » déguisé de L’Etat. Car avant d’en arriver à ce stade, il a bien fallu fermer les yeux, laisser faire, tolérer, voire encourager par l’inaction. Les institutions chargées de l’aménagement du territoire, de la protection de l’environnement, ou encore les collectivités locales, n’ont pas joué leur rôle de vigie. On ne peut pas uniquement blâmer les populations, souvent en quête désespérée d’un toit.

La mangrove, elle, continue de se taire, mais son recul parle pour elle. Chaque mètre carré perdu est un recul pour l’environnement, pour la pêche, pour la résilience côtière face au changement climatique.

Igl est temps que l’État, au lieu de n’agir que dans l’urgence ou sous pression médiatique, renforce la prévention, les contrôles et, surtout les sanctions. Sinon, demain, d’autres mangroves seront sacrifiées. Et nous demanderons encore : où était l’État ?

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