Franceville : Un jeune égorgé par son ami dans une bagarre

Une simple dispute entre amis a dégénéré dans le quartier Kiki, à Franceville, entraînant la mort tragique de Kamal, connu sous le nom de Zepeck. Ce drame met une nouvelle fois en lumière la montée de la violence chez la jeunesse et souligne l’importance de la loi pour protéger la société.

Abali Moussa, alias Freeman

Le lundi 15 décembre, après une nuit festive, une altercation apparemment banale a rapidement dégénéré. Les mots ont laissé place aux coups, et dans le chaos de cette bagarre, Kamal a trouvé la mort, égorgé à l’aide d’une bouteille de bière par l’un de ses amis. Ce drame tragique s’ajoute à une liste déjà trop longue de victimes de la violence. Le quartier Kiki est tristement connu pour ses affrontements nocturnes, souvent liés à la consommation excessive d’alcool.

Tout commence par un malentendu. La dispute éclate, la tension monte rapidement, et bientôt la bagarre s’installe. Zepeck frappe le premier en brisant une bouteille sur la tête d’Abali Moussa, alias Freeman. Dans un moment de colère incontrôlée, Freeman saisit à son tour une bouteille de bière, la casse et la dirige vers la gorge de Zepeck, sans exercer de réelle force. Sur le moment, il ne mesure pas la gravité de son geste. Ce qui devait être une simple riposte se transforme tragiquement ce mouvement imprudent et négligent coûte la vie à Zepeck.

Abdoul Nassir Kamal alias Zepeck

Face à ce nouveau drame, de nombreuses questions se posent. Comment expliquer que la jeunesse en vienne à ne plus mesurer la gravité de ses actes ? Pourquoi, dans une confrontation, le réflexe ne soit plus le dialogue, mais l’usage d’un objet pouvant tuer ? La vie humaine est-elle devenue si insignifiante qu’on la détruit dans un accès de colère ? La jeunesse a-t-elle perdu le respect de la loi, ou la loi a-t-elle perdu son autorité ? Aujourd’hui, presque quotidiennement, la jeunesse gabonaise est mêlée à des scandales : violences, drogues, alcool, agressions, pratiques sexuelles extrêmes… Des réalités inquiétantes qui révèlent une dérive profonde.

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La loi existe pour protéger la société : elle garantit la justice, la sécurité et le respect des droits de chacun. Elle empêche l’arbitraire et rappelle que tout acte a des conséquences. Sans elle, les plus forts imposent leur pouvoir aux plus faibles, la peur remplace la confiance, et la violence devient le seul langage. Une société sans loi est vouée au chaos, à la régression et à la désintégration.

Les vices progressent chaque jour davantage au sein de la jeunesse. Une question fondamentale se pose : qui assurera la relève de demain si la jeunesse se perd aujourd’hui ? Il est urgent que le gouvernement mette en place des politiques durables et des mécanismes efficaces pour protéger et encadrer la jeunesse, avant qu’il ne soit trop tard.

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