Le Conseil des ministres, réuni le jeudi 18 décembre 2025 sous Présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris une série de décisions importantes concernant le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités. Cette session gouvernementale intervient dans un contexte particulier, marqué par la volonté affirmée des autorités de renforcer l’efficacité de l’administration publique et la qualité du service rendu aux citoyens.
Cette décision fait suite à une visite inopinée du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, au ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, au cours de laquelle il a constaté un absentéisme massif et des dysfonctionnements inquiétants. Sur près de 400 agents affectés au siège, à peine une soixantaine étaient présents à l’heure réglementaire, révélant un laxisme chronique et des carences graves dans la supervision et le suivi administratif. Le président a interpellé directement les responsables présents, soulignant que la fonction publique doit servir les citoyens et que toute négligence mine la crédibilité de l’État. Il a insisté sur le fait que ces manquements reflétaient non seulement des insuffisances individuelles, mais aussi des défaillances structurelles dans l’organisation et la discipline du ministère. Cette descente sur le terrain, qui a surpris l’ensemble du personnel, marque un signal fort de la volonté présidentielle de rétablir l’autorité de l’État, la rigueur et l’exemplarité dans la gestion publique.
En réponse à cette situation, le Conseil des ministres a décidé de mettre fin aux fonctions de l’ensemble des membres du cabinet du ministre de la Fonction publique. Par ailleurs, plusieurs responsables administratifs occupant des postes stratégiques ont été suspendus de leurs fonctions jusqu’à nouvel ordre. Ces mesures concernent notamment le Secrétaire général, le Secrétaire général adjoint, le Directeur général de la Fonction publique, ainsi que plusieurs directeurs centraux chargés de la gestion des ressources humaines, du recrutement, des archives et de la communication.
Selon les autorités, ces décisions visent à rétablir l’autorité de l’État au sein de l’administration publique et à rappeler l’exigence de responsabilité qui s’attache aux fonctions de direction. Elles traduisent également la volonté du Chef de l’État de rompre avec les pratiques de laxisme administratif et de promouvoir une culture de la performance, de la présence effective au travail et du respect des obligations professionnelles dans la fonction publique.
Le ministre de la Fonction publique a été chargé de veiller à l’application rigoureuse de ces décisions et à la mise en place des mesures d’intérim nécessaires afin d’assurer la continuité du service public. Cette phase transitoire devra permettre une évaluation approfondie du fonctionnement interne du ministère et l’engagement de réformes structurelles visant à renforcer la gouvernance administrative et le contrôle de la présence des agents.
À travers cette réorganisation, les autorités entendent adresser un signal clair à l’ensemble de l’administration : la modernisation de l’État passe par une gestion rigoureuse des ressources humaines et une exigence accrue en matière de discipline et de responsabilité. Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de restauration de la crédibilité de l’action publique et de consolidation de la confiance entre l’administration et les citoyens.