Un drame d’une rare cruauté a bouleversé la quiétude du quartier PK12 ce mardi 5 août 2025. Le corps sans vie d’Esther Ludivine Moussavou Eyang Mba, une fillette de seulement 10 ans, a été retrouvé tard dans la soirée de ce mardi, abandonné dans un terrain vague, en lisière des rails. L’enfant aurait été kidnappée, violée, puis laissée pour morte par ses agresseurs, qui demeurent toujours en fuite.
Comme beaucoup d’enfants de son âge, Esther Ludivine profitait paisiblement de ses vacances scolaires. Élève en classe de CM2, elle devait présenter son Certificat d’études primaires l’année suivante. Selon ses proches, elle était une enfant vive, enjouée, discrète, mais sociable, souvent vue en train de jouer dans les environs de la maison familiale, dans un quartier où les enfants circulent librement, portés par l’innocence de leur âge et la confiance que leur inspire leur environnement.
Mardi matin, rien ne semblait hors du commun. Jusqu’à ce que sa mère, attentive aux allées et venues de sa fille, commence à s’inquiéter de son absence prolongée. L’alerte est montée progressivement, comme un pressentiment maternel que quelque chose n’allait pas. Malgré les recherches lancées rapidement dans le voisinage, aucune trace d’Esther jusqu’en début de soirée.
C’est finalement aux alentours de 20 heures que l’horreur a été découverte. Le corps d’Esther Ludivine a été retrouvé dans une broussaille, non loin des rails du PK12, dissimulé au milieu des bananiers. Elle était inconsciente, gravement blessée, et en état de choc extrême. Transportée d’urgence à l’hôpital militaire du PK9, elle a malheureusement succombé à ses blessures peu après son admission, malgré les efforts du personnel soignant.
Les premiers constats médicaux sont accablants, l’enfant a été victime d’un viol collectif d’une rare brutalité. Son corps portait des traces évidentes de sévices graves, notamment au niveau de ses parties intimes. Des sources proches de la famille indiquent que les médecins ont été confrontés à une scène insoutenable, tant la violence des actes perpétrés sur cette enfant était inhumaine.
Au domicile familial, c’est la consternation. Les proches d’Esther peinent à croire à ce qui s’est passé. La mère, anéantie, n’a pu contenir son chagrin face à la perte brutale de sa fille, dans des conditions aussi atroces. Les voisins, eux aussi bouleversés, décrivent un climat d’inquiétude généralisée. « C’est une tragédie, on n’imagine pas que des monstres pareils puissent rôder si près de chez nous », confie une habitante du quartier, la voix nouée.
Le sentiment d’impunité renforce l’angoisse. Les auteurs de ce crime odieux sont toujours dans la nature. Pour beaucoup, il est inconcevable qu’un acte d’une telle barbarie ait pu être commis en plein jour, dans un quartier habité, sans que personne ne remarque quoi que ce soit. Une enquête a été ouverte et les forces de l’ordre se disent mobilisées pour rendre justice à la petite Esther.