Alors que la crise de l’éducation nationale continue de perturber le calendrier scolaire et d’alimenter les inquiétudes des parents d’élèves, le gouvernement gabonais tente de reprendre la main. Le lundi 26 janvier 2026, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a réuni à son cabinet les représentants du mouvement « SOS Éducation », dans une nouvelle tentative de désamorcer le conflit qui oppose depuis plusieurs semaines enseignants et autorités.
Cette rencontre s’inscrit dans la démarche de dialogue inclusif voulue par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, déterminé à privilégier la concertation face à une crise aux conséquences sociales et pédagogiques lourdes. Autour de la table figuraient plusieurs membres clés de l’exécutif : la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, ainsi que le ministre délégué à l’Économie chargé du Budget, Marc Abéghé.
Aux côtés des représentants nationaux du mouvement, plusieurs délégués provinciaux de SOS Éducation ont pris part aux échanges, traduisant la volonté de porter la voix des enseignants de l’intérieur du pays. Les discussions ont permis d’aborder les principaux points de blocage à l’origine du mouvement de contestation, notamment les questions statutaires, les conditions de travail et les engagements financiers attendus de l’État.
Relançant officiellement les travaux de la commission interministérielle tripartite, cette séance marque une étape importante dans le processus de négociation. Selon des sources proches du dossier, les échanges se sont déroulés dans un climat jugé plus apaisé, chaque partie affichant une volonté commune de parvenir à un compromis réaliste, compatible avec les contraintes budgétaires actuelles.
Ces discussions sont perçues comme une avancée significative dans la recherche d’une issue durable à la crise. Elles pourraient, si elles se traduisent rapidement par des décisions concrètes, ouvrir la voie à une sortie progressive de l’impasse et à une reprise effective des cours sur l’ensemble du territoire. Pour l’heure, enseignants et familles restent suspendus aux conclusions de la commission, dans l’attente de signaux forts capables de restaurer la confiance.
Dans un contexte où l’école demeure l’un des piliers de la reconstruction nationale, l’exécutif joue désormais une partie décisive. De l’issue de ces négociations dépend non seulement le retour à la normalité dans les établissements, mais aussi la crédibilité du dialogue social prôné au sommet de l’État.