Éducation nationale : accord de sortie de crise entre le gouvernement et SOS Éducation, la reprise des cours actée

La crise qui paralysait le secteur de l’éducation nationale semble toucher à sa fin. Le mardi 27 janvier 2026, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a reçu à son cabinet les neuf représentants provinciaux du mouvement SOS Éducation la Base. À l’issue de cette rencontre, un protocole d’accord de sortie de crise a été présenté, puis signé par l’ensemble des délégués, actant officiellement la suspension de la grève sur toute l’étendue du territoire national.

Dans une déclaration rendue publique à l’issue des échanges, la ministre a salué un dialogue constructif et responsable. Elle a invité enseignants et élèves à regagner les salles de classe afin d’assurer une reprise normale des cours, mettant en avant la nécessité de préserver l’année scolaire. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de médiation impulsée par les plus hautes autorités du pays, avec pour objectif d’apaiser les tensions sociales dans le secteur éducatif.

Du côté de SOS Éducation la Base, le ton est à la satisfaction mesurée. Prenant la parole au nom du mouvement, l’un des représentants a expliqué que la délégation avait été mandatée par la base pour défendre des revendications longtemps restées sans réponse. Selon lui, l’intégration du protocole proposé par le mouvement dans l’accord final constitue déjà une « victoire significative », tout comme la libération des leaders interpellés durant le mouvement de grève.

Sur le fond, plusieurs avancées concrètes ont été annoncées. Parmi elles figurent la régularisation de 5 000 situations administratives, dont 4 000 initialement prévues, complétées par 1 000 supplémentaires, principalement en faveur des chargés de cours, mais aussi des reclassements et de certaines catégories comme les COP et documentalistes. À cela s’ajoutent la mise en solde progressive des sortants de l’ENS et de l’ENIL, ainsi que le début de la prise en charge salariale de 1 810 bénévoles, attendue dès la fin du mois de janvier.

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Reconnaissant que toutes les revendications n’ont pas encore trouvé de solution définitive, les représentants de SOS Éducation estiment néanmoins que près de 90 % des problèmes soulevés ont obtenu des réponses favorables. Désormais intégrés au comité tripartite de suivi, les représentants promettent de rester vigilants quant à l’application effective des engagements pris, assurant que « plus rien ne sera comme avant » dans le traitement des revendications des enseignants.

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