Un drame silencieux s’est produit dans la nuit du 14 au 15 février 2026 à Makokou, plus précisément au quartier Mbolo 3. Basile Nzambi, Gabonais de 72 ans et soudeur à la retraite, y a perdu la vie dans des circonstances qui continuent de susciter l’émotion et l’interrogation au sein de la population locale.
Selon les premières informations rapportées par Agence Gabonaise de Presse, le septuagénaire se trouvait au domicile d’une voisine pour un moment d’échange convivial, communément appelé « veillée ». C’est au cours de cette rencontre qu’il aurait été victime d’un malaise. L’homme souffrait, selon ses proches, d’hypertension artérielle et d’une hernie, des pathologies qui fragilisaient déjà son état de santé.
Installé temporairement à Makokou, Basile Nzambi résidait chez son frère cadet après un séjour à Libreville, où il s’était rendu dans l’espoir de bénéficier de soins médicaux adaptés. Ironie tragique du destin : alors qu’il était engagé dans une quête de mieux-être, la mort l’a surpris en cette soirée symbolique de la Saint-Valentin, habituellement associée à la joie et au partage.
Alertées après le décès, les forces de l’ordre de l’antenne provinciale se sont rendues sur les lieux afin de constater les faits et d’enclencher les procédures d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les circonstances de ce décès soudain. La dépouille de la victime a ensuite été transférée à la morgue du Centre hospitalier régional Omar Bongo Ondimba de Makokou, en attendant les suites judiciaires et administratives.
Au-delà de l’émotion, la disparition de Basile Nzambi relance le débat sur la prise en charge médicale des personnes âgées, notamment dans les zones de l’arrière-pays. En attendant les conclusions de l’enquête, ce drame rappelle avec force l’importance du suivi sanitaire des seniors. Car si la Saint-Valentin a, pour beaucoup, rimé avec sourires et célébrations, elle a aussi, pour certains foyers gabonais, laissé place au deuil et à la tristesse.