La crise qui secoue l’Éducation nationale gabonaise semble entrer dans une nouvelle phase. Alors que les négociations avec les enseignants peinent à produire une issue concrète, une décision présidentielle vient bousculer les équilibres et interroger sur le rôle réel de la ministre en charge du secteur. La désignation par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, du député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi comme médiateur officiel dans ce dossier sensible laisse planer un doute : Camélia Ntoutoume Leclercq est-elle encore pleinement aux commandes de la gestion de cette crise ?
Depuis le déclenchement du mouvement de protestation des enseignants, la ministre de l’Éducation nationale s’est efforcée de maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux. Réunions, échanges, tentatives de compromis, protocole d’accord etc. Les initiatives se sont multipliées, sans toutefois parvenir à enrayer l’enlisement du conflit. Face à la radicalisation progressive de certains membres du mouvement SOS Éducation et à l’absence de signaux clairs quant à une reprise effective des cours, le dossier a visiblement changé de dimension, glissant désormais au sommet de l’État.
La sélection de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi comme médiateur présidentiel apparaît dès lors comme un tournant politique. Présent hier à l’assemblée générale des enseignants, le député a tenu un discours sans ambiguïté, invitant les grévistes à désigner neuf représentants afin d’engager de véritables discussions avec le gouvernement. « Ce que j’attends de votre Assemblée générale est que vous désignez les neuf collègues que vous allez envoyer discuter au parlement et moi je vais transmettre les informations au gouvernement pour qu’on puisse commencer à travailler », a-t-il déclaré, se posant de fait comme nouvel interlocuteur central.
Cette prise de relais interroge. En confiant la médiation à un parlementaire, le président de la République semble contourner, voire marginaliser, sa propre ministre. Faut-il y voir un simple renfort politique dans une crise complexe, ou le signe d’un désaveu silencieux à l’égard de Camélia Ntoutoume Leclercq, jugée incapable de dénouer seule ce bras de fer social ? La question mérite d’être posée, tant la gestion de ce conflit engage l’autorité de l’État et la crédibilité de ses institutions.
Dans l’attente d’une reprise des discussions et, surtout, d’un retour effectif des enseignants dans les salles de classe, une certitude s’impose : la crise de l’Éducation nationale dépasse désormais le cadre ministériel. Elle est devenue un test politique majeur pour le pouvoir de la Ve République, appelé à démontrer sa capacité à restaurer le dialogue social et à préserver l’avenir scolaire de toute une génération. Reste à savoir si cette nouvelle médiation sera enfin celle du dénouement ou celle d’un aveu d’échec.
Ma mère à apris avec les même problèmes des enseignants , moi même j’ai trouvé les même problèmes et aujourd’hui mes enfants j’ai l’impression que sa va de mal en pire. Je n’avais jamais voter mais je l’ai fais et pour une raison bien précise :l’espoir . Quelle société alons_nous construire avec un tel échec, je lance un appel à notre président de la republique en qualité de pere , de frère et de fils de tendre la main aux enseignants et de résoudre leur problèmes car je sais qu’il est capable de résoudre cette situation.