Communiqué de Madame Sylvia Bongo et Monsieur Noureddin Bongo Valentin

Madame Sylvia Bongo Ondimba et Monsieur Noureddin Bongo Valentin tiennent à réagir à la suite de la condamnation prononcée contre eux ce 12 novembre 2025 par la Cour Criminelle spécialisée, tout en réaffirmant leur respect pour la Justice Gabonaise.

Nous tenons à exprimer ici notre préoccupation quant aux conditions et au contexte dans lesquels cette décision a été rendue, même si nous nous attendions à ce verdict.

Nous estimons que plusieurs lourdes irrégularités de procédure et atteintes au droit de la défense ont été commises.

Un procès équitable commence par le droit de communiquer librement avec son avocat.

Pendant près de 2 ans, nous n’avons jamais pu recevoir notre avocat à la prison centrale de Libreville ni dans le sous-sol de la Présidence de la République où nous avons été retenus en captivité.

Nous contestons la décision rendue par la Cour criminelle et porterons l’affaire devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, puis devant la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples.

Nous rejetons catégoriquement toute implication dans les faits qui sont mis à notre charge.

Madame Sylvia Bongo n’a jamais occupé de fonctions au sein de l’appareil étatique : elle ne pouvait donc pas être poursuivie dans les termes de la prévention.

Monsieur Noureddin Bongo Valentin a été Coordinateur des affaires présidentielles pendant 18 mois et ne gérait aucun budget.

Que dire des condamnations pécuniaires prononcées qui ne reflètent aucune réalité !

Que dire des sociétés et des biens inscrits dans ce jugement qui ne nous appartiennent pas !

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Ce procès expéditif sans pièces, sans cohérence, sans fil directeur est une caricature d’instrumentalisation politique de la Justice.

Quand le Ministère Public nie l’existence d’un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Chambre d’Accusation Spécialisée, c’est nous dénier notre droit à se faire entendre par cette autre juridiction, pourtant prévu par la loi.

Le Ministère Public se ravise à l’audience en affirmant ensuite que le pourvoi ne lui a pas été notifié. Il était donc conscient qu’un pourvoi existait. Il aurait dû se dessaisir du dossier et nous donner une chance de nous défendre devant la Cour de Cassation. Nous exigeons que le dossier lui soit transmis sans délai.

Nous ignorons même pour quelle période nous avons été jugés.

Que dire des condamnations prononcées ? les montants qui ont été annoncés sont tellement faramineux qu’ils ne trompent personne.

C’est pourquoi nous estimons que la justice doit être rendue dans un climat exempt de pression politique car le ministère public a tenté d’asseoir notre culpabilité sans preuves, s’appuyant sur les déclarations des personnes elles-mêmes accusées et qui craignent pour leur vie, en ignorant les principes directeurs de l’infraction pénale.

Dès lors que nous avons été condamnés et jetés en pâture, nous demandons au Ministère Public de mettre à la disposition des Gabonais l’entier dossier de 2188 pages afin que le peuple gabonais puisse en juger de lui-même.

Sylvia Bongo Ondimba et Noureddin Bongo Valentin

Un commentaire sur « Communiqué de Madame Sylvia Bongo et Monsieur Noureddin Bongo Valentin »

  1. Vous êtes malade je jure pourquoi vous ne venez pas justifiée devant la cour vos revenus vous avez pilé le Gabon et vous nous raconté les bêtises a dormir debout

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