Organisé aux Florentines, dans la périphérie de Libreville, du 6 au 12 septembre dernier, un atelier de synthèse d’analyse consacré à la cartographie, étape clé en amont du prochain recensement général de la population a réuni divers responsables sectoriels et experts pour évaluer la fiabilité et la qualité des données collectées. Selon Noël Moussavou, directeur du Bureau central du recensement, les échanges ont permis de valider l’importance des informations recueillies, jugées pertinentes et utiles à l’élaboration des politiques publiques.
L’un des premiers constats issus des travaux est la reconnaissance de la valeur des données par l’ensemble des participants. Aucun secteur n’a remis en cause leur fiabilité, ce qui conforte le Bureau central du recensement dans son rôle de garant statistique. « Les données n’ont pas été contestées, elles sont apparues comme précieuses et indispensables pour éclairer de nombreuses politiques publiques », a déclaré M. Moussavou. Cette confiance renforce la légitimité du processus en cours.
Le deuxième enseignement majeur de l’atelier réside dans le caractère innovant des outils et produits présentés. Les participants se sont engagés à finaliser rapidement les rapports et à les rendre publics dans les prochains jours. Une transparence jugée essentielle pour renforcer l’adhésion des citoyens et préparer efficacement le dénombrement général de la population. À ce stade, les autorités estiment que le volet cartographique est prêt, ouvrant la voie à une nouvelle étape dans la planification nationale.
Au-delà de la validation des données, les débats ont porté sur l’alignement entre le découpage administratif officiel et la réalité du terrain. Tous les acteurs présents se sont accordés sur le respect strict du cadre administratif du Gabon. Cette rigueur méthodologique garantit une base solide pour les opérations de recensement et évite les incohérences qui pourraient fragiliser les résultats.

La participation des différents ministères a été un autre point fort de l’atelier. La Santé a apporté son expertise sur les infrastructures hospitalières, l’Éducation sur la répartition scolaire, l’Énergie sur l’accès à l’eau et à l’électricité. Si certaines directions, comme le patrimoine national, étaient absentes, d’autres institutions clés telles que la Planification, la Prospective ou encore l’Aménagement du territoire ont enrichi le débat. Cette mobilisation intersectorielle illustre la dimension transversale du recensement, qui touche à la fois aux enjeux sociaux, économiques et institutionnels.
Au-delà de l’exercice technique, l’atelier a révélé l’importance politique de la cartographie comme outil de gouvernance. En consolidant les données et en garantissant leur qualité, l’État gabonais se dote d’un instrument stratégique pour planifier son développement, répartir équitablement les ressources et améliorer la gouvernance locale. À l’approche du recensement général, cette avancée constitue une étape déterminante pour asseoir la crédibilité des statistiques nationales et renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.