Barreau du Gabon : 44 nouveaux avocats face aux défis d’une profession

44 juristes ont prêté serment ce vendredi au Palais de justice de Libreville. Ils s’engagent désormais à servir l’État de droit avec dignité et probité.

Ce vendredi 13 février 2026, la profession juridique gabonaise a vécu un moment historique avec la prestation de serment de 44 nouveaux avocats au Palais de justice de Libreville. Organisée dans la salle d’apparat de la Cour de cassation, la cérémonie solennelle a officialisé leur entrée au Barreau du Gabon après un long parcours de formation académique et pratique. Devant les membres de la haute juridiction, les impétrants ont juré d’exercer leur profession avec « dignité, conscience, indépendance, probité et loyauté », des valeurs cardinales inscrites dans les textes de déontologie de la profession juridique.

L’intégration de ces 44 juristes marque un tournant significatif pour l’Ordre des avocats. Grâce à cette promotion, le nombre total de praticiens inscrits passe de 168 à 212 membres, avec 139 avocats au grand tableau et 73 au petit tableau. Cette progression représente la plus importante augmentation en nombre de l’histoire récente du Barreau, signe d’une vitalité renouvelée de la profession juridique nationale après des années de contraintes liées à des blocages juridiques antérieurs.

La cérémonie, présidée par Julienne Olga Nzamba Massounga, Première présidente de la Cour de cassation, a mis l’accent sur la portée symbolique du serment et de la robe d’avocat. Dans son allocution, elle a rappelé que le serment n’était « pas une simple formalité », mais un engagement irrévocable venant avec des obligations morales et éthiques envers la justice et la société. Pour elle, chaque avocat doit être un soutien de la paix sociale et un garant de l’État de droit.

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La profession d’avocat au Gabon reste strictement encadrée par la loi et les normes déontologiques. Outre la formation théorique, chaque candidat doit satisfaire à des conditions d’honorabilité, de compétence et d’expérience professionnelle, validées par un stage auprès d’un maître de stage chevronné.

L’intégration au Barreau gabonais résulte d’un cheminement exigeant, marqué par des critères stricts de compétence, d’honorabilité et de formation pratique. Ce processus, souvent décrit comme particulièrement sélectif, reflète la volonté de préserver la qualité, la crédibilité et la responsabilité attachées à la robe d’avocat. Ainsi, cette nouvelle promotion illustre moins une simple dynamique numérique qu’une réalité bien connue du milieu juridique : l’accès à la profession d’avocat demeure, pour beaucoup, l’aboutissement d’un engagement long, complexe et hautement exigeant.

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