Après la diffusion sur l’antenne du confrère GMT d’un témoignage explosif mettant en cause l’administration policière, les forces de police nationale gabonaise sont sorties de leur réserve. Dans une réaction officielle, elles rejettent en bloc les accusations formulées par Monsieur Moulou Miyedi, estimant que ce dernier chercherait à salir l’institution à travers des allégations jugées graves et infondées.
Au cœur du désaccord figure la question de la radiation. Monsieur Moulou Minghidi soutient n’avoir jamais reçu de décret, d’arrêté ou de notification formelle attestant de cette mesure. La police affirme au contraire que la radiation découle automatiquement des faits reprochés et de la décision judiciaire intervenue à son encontre.
Selon la hiérarchie policière, les faits rapportés dans l’interview ne correspondraient en rien à la réalité administrative et judiciaire du dossier. Les forces de police rappellent que Monsieur Moulou Minghidi aurait été condamné à douze mois d’emprisonnement ferme, une condamnation que l’intéressé aurait lui-même reconnue publiquement lors de son intervention médiatique.
Les faits évoqués par l’institution sont particulièrement graves : viol, extorsion de fonds, violences et voies de fait. Ces éléments justifieraient pleinement, selon elle, la radiation. Monsieur Moulou Minghidi, pour sa part, ne nie pas l’existence d’une condamnation, mais estime que celle-ci ne saurait justifier ni l’opacité administrative prolongée ni les conditions dans lesquelles il affirme avoir été écarté et privé de ses droits.
Face à la gravité des propos tenus sur GMT Gabon notamment les accusations de falsification de documents, d’acharnement administratif et de dérives internes les forces de police indiquent se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre l’intéressé. L’institution estime que ces déclarations portent atteinte à l’honneur de la Police nationale, à la crédibilité de ses cadres et à l’image globale d’une institution régalienne.