Accès aux financements climatiques : une mission de l’OIF et de l’OCDE au Gabon pour lever les obstacles

Le mercredi 7 mai 2025, le Ministre de l’Environnement, Mays Mouissi, a accueilli à Libreville une délégation de haut niveau menée par Tounao Kiri, Coordinateur principal de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD). Aux côtés de ce dernier, Madame Eva Beuselink, Cheffe des politiques et des réseaux à la Direction de la coopération pour le développement de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), conduisait une équipe dédiée à l’analyse des défis liés à l’accès aux financements climatiques.

Cette mission, diligentée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), s’inscrit dans une initiative ambitieuse visant à identifier et analyser les obstacles institutionnels, techniques et administratifs qui freinent l’accès des pays francophones aux financements climatiques. Elle concerne six nations, dont le Gabon, le Sénégal, le Togo, Sainte-Lucie et l’Arménie.

Durant son séjour, la délégation rencontrera un large éventail d’acteurs, aussi bien publics que privés, impliqués dans la gestion environnementale et le financement vert. L’objectif est clair : comprendre les barrières spécifiques à chaque contexte national et formuler des recommandations adaptées pour y remédier.

 

Le Gabon, une voix forte pour l’environnement

À l’occasion de cette rencontre, le Ministre de l’Environnement, Mays Mouissi, a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’OIF pour cette initiative cruciale. Il a souligné l’importance de cette étude pour renforcer la capacité des pays en développement, et particulièrement du Gabon, à obtenir des financements climatiques à la hauteur de leurs ambitions environnementales.

« Le Gabon est un acteur engagé dans la conservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Nous avons besoin que nos efforts soient non seulement reconnus, mais aussi récompensés par des financements climatiques conséquents », a-t-il affirmé avec conviction.

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Une reconnaissance attendue pour les efforts gabonais

En effet, le Gabon se distingue par ses politiques ambitieuses en matière de conservation de ses écosystèmes, couvrant près de 88 % de son territoire forestier et ses engagements constants en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Malgré ces performances, le pays peine à mobiliser des ressources climatiques suffisantes pour soutenir ses initiatives environnementales.

Le ministre Mays Mouissi a ainsi plaidé pour une plus grande équité dans l’attribution des financements climatiques. Il a également appelé à une meilleure reconnaissance des efforts fournis par les pays en développement qui, malgré des moyens limités, restent en première ligne de la lutte contre le réchauffement climatique.

Avec cette mission, l’OIF et l’OCDE espèrent lever les obstacles qui entravent l’accès des pays francophones aux financements climatiques, et faire de cette initiative un levier pour leur développement durable. Les conclusions de cette étude devraient permettre au Gabon de mieux valoriser ses engagements environnementaux lors des grandes conférences internationales sur le climat. En attendant les recommandations finales, cette visite symbolise la reconnaissance du rôle pionnier du Gabon en matière de préservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique.

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