Le ministre de la santé appelle à une mobilisation nationale pour la Journée mondiale de lutte contre le paludisme

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le ministre de la Santé du Gabon, Pr. Adrien Bougougou, a lancé un appel fort à la population gabonaise pour renforcer les efforts dans la lutte contre cette maladie qui continue de faire des ravages dans le pays.   Selon le rapport statistique de l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S) en 2024, on note 595 milles personnes sont décédées sur 263 millions de cas enregistrés dans le monde. Et la majorité de ces cas décès proviennent des régions africaines.

Lors d’une déclaration officielle tenue ce matin à Libreville, le ministre a souligné que « le paludisme demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité au Gabon, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans 112,05 et les femmes enceintes, 38.43 pour 1.000 habitants.» Il a rappelé que malgré les avancées significatives dans la distribution des moustiquaires imprégnées, la sensibilisation et l’accès aux soins, « le combat est loin d’être terminé. »

Placé sous le thème « Réinventer, réaménager et réviser nos efforts pour mettre fin au paludisme », l’édition 2025 de cette journée mondiale vise à promouvoir de nouvelles approches pour éradiquer la maladie. Le ministre a insisté sur l’importance de la prévention, en encourageant les citoyens à utiliser les moustiquaires, à assainir leur environnement et à consulter rapidement en cas de symptômes.

Dans sa déclaration, Pr. Adrien Bougougou a également annoncé l’intensification de la campagne nationale de pulvérisation intra-domiciliaire, la mise à disposition de traitements antipaludiques, la réactivation du site sentinelle de Melen, le projet de prise en charge pédiatrique, une table ronde pour la mobilisation des ressources, distribution des moustiquaires et insecticides… voilà ce qui est prévu par le ministère de la Santé.

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« Le paludisme n’est pas une fatalité », a-t-il martelé. « Avec la volonté politique, l’engagement communautaire et l’appui de nos partenaires, nous pouvons faire reculer cette maladie. » Des activités de sensibilisation, des dépistages gratuits, ainsi que des séances d’éducation sanitaire ont lieu toute la journée à travers le pays, notamment dans les zones rurales les plus touchées.

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