L’inquiétude gagne progressivement les habitants du Cap Santa Clara. Depuis l’annonce de l’interdiction de construire sur cette zone de 240 hectares, l’éventualité d’un déguerpissement suscite de nombreuses interrogations au sein des populations. Que va-t-il advenir de leurs habitations ? Pourquoi cette zone est-elle concernée par cette mesure ? Pour l’heure, les réponses restent attendues.
Cette crainte n’est pas sans raison. Depuis quelque temps, plusieurs quartiers de la capitale sont touchés par des opérations de démolition et de déguerpissement. Des habitations sont détruites et de nombreuses familles se retrouvent contraintes de quitter leurs lieux de vie. Pour certains habitants, ces opérations se déroulent sans qu’ils estiment avoir obtenu une indemnisation ou une satisfaction à la hauteur des préjudices subis. Une situation qui renforce la peur de connaître le même sort au Cap Santa Clara.
C’est dans ce climat d’incertitude que les populations se sont réunies ce samedi 31 octobre à l’école publique du Cap Santa Clara. Familles concernées et riverains ont tenté de mieux comprendre la situation, tout en partageant leurs préoccupations face à une décision dont les conséquences pourraient être importantes pour leur avenir.
Installés sur ces terres depuis plusieurs décennies pour certains, plusieurs habitants y ont construit leurs maisons et investi leurs économies. Aujourd’hui, l’absence de réponses précises alimente leurs inquiétudes. Au-delà des constructions, c’est donc toute une vie et des années d’investissement qui pourraient être remises en question.
Désormais, les regards se tournent vers les autorités compétentes et la justice. Les populations espèrent obtenir des éclaircissements sur cette mesure, faire entendre leurs préoccupations et surtout éviter que leur situation ne se termine par un déguerpissement sans solution satisfaisante. Au Cap Santa Clara, l’attente demeure, entre incertitude et peur de perdre ce qui a été construit au fil des années.