Fonction publique : Laurence Ndong sous pression, l’appel à la démission se précise

La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, se retrouve une nouvelle fois au cœur du débat public. Après les tensions suscitées par les revendications des demandeurs d’emploi, la publication des résultats de l’opération d’assainissement du fichier de la solde vient accentuer les critiques à son encontre.

Dans une tribune publiée le 6 septembre 2026 par le confrère Dépêches 241 , la question de savoir si Laurence Ndong devait « rendre son tablier » a été publiquement posée, avec des critiques portant notamment sur sa capacité à apporter des réponses concrètes aux attentes des demandeurs d’emploi et aux difficultés rencontrées au sein de l’administration.

La contestation intervient alors que des demandeurs d’emploi réclament leur intégration dans la Fonction publique. Face à ces revendications, Laurence Ndong a expliqué que plusieurs dossiers ne remplissaient pas les conditions requises.

La ministre a notamment évoqué des problèmes liés à l’âge, aux qualifications ou encore à l’adéquation des profils avec les besoins de l’administration, particulièrement dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Elle a également rappelé que le concours demeure l’une des principales voies d’accès à la Fonction publique.

Cette position place la ministre face à une équation délicate : répondre aux attentes d’une jeunesse en quête d’emploi tout en défendant les critères de recrutement et les besoins réels de l’administration.

1 473 agents radiés : une réforme qui fait débat

Un autre dossier est venu renforcer la pression autour du ministère, celui concernant l’assainissement du fichier des agents publics.

À l’issue de l’examen de 1 765 dossiers litigieux, 1 473 agents ont fait l’objet d’une radiation. Ces décisions concernent notamment des cas d’abandon de poste, de départ à la retraite, de décès, de rupture de contrat ou encore différentes situations administratives.

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Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, cette opération pourrait permettre à l’État de réaliser près de 11 milliards de francs CFA d’économies annuelles sur la masse salariale.

Laurence Ndong présente cette opération comme une étape nécessaire dans la modernisation de l’administration et la maîtrise des dépenses publiques. Ses détracteurs y voient, eux, un dossier qui doit être apprécié à l’aune de ses conséquences sociales et administratives.

L’appel à la démission prend de l’ampleur

C’est dans ce contexte que les appels au départ de Laurence Ndong prennent une nouvelle dimension. Pour ses détracteurs, la ministre doit désormais rendre compte de son action et des résultats obtenus face aux nombreuses attentes placées dans son département.

La question posée est donc simple : Laurence Ndong peut-elle encore porter efficacement les réformes engagées à la Fonction publique alors que les critiques se multiplient ?

Pour ses défenseurs, les mesures d’assainissement engagées constituent au contraire la preuve d’une volonté de remettre de l’ordre dans une administration confrontée depuis longtemps à des anomalies dans la gestion de ses effectifs.

Au-delà de la personne de Laurence Ndong, le débat porte désormais sur la méthode du gouvernement et sur sa capacité à concilier trois impératifs qui sont : assainir les effectifs publics, maîtriser la masse salariale et répondre aux attentes d’une population en quête d’emplois.

À ce stade, l’appel à la démission reste une demande formulée par certains acteurs et commentateurs. Aucune décision officielle annonçant le départ de la ministre n’a été prise.

La suite de cette séquence pourrait toutefois être déterminante pour Laurence Ndong, alors que son ministère se trouve au centre de plusieurs dossiers particulièrement sensibles pour l’opinion publique.

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