Enseignement supérieur : derrière les inaugurations, le défi de transformer les infrastructures en résultats

La visite de Brice Clotaire Oligui Nguema, ce jeudi 10 septembre, place les infrastructures universitaires au centre de l’agenda présidentiel. De l’Université du Cap-Estérias à l’Université Omar Bongo, plusieurs équipements doivent être inaugurés ou visités. Au-delà des cérémonies, l’enjeu sera désormais de faire de ces investissements des outils durables au service de la formation et de l’insertion des étudiants.

À Akanda, l’ouverture officielle de l’Université du Cap-Estérias constitue le principal temps fort de cette séquence consacrée à l’enseignement supérieur. Présenté comme un nouveau pôle universitaire, l’établissement doit réunir la Faculté des sciences de l’éducation, l’École supérieure du tourisme et l’Institut supérieur de technologie. Selon les informations disponibles, sa capacité devrait atteindre 12 000 étudiants à terme, avec une première phase annoncée autour de 3 000 places.

Le choix des filières annoncées donne également une orientation particulière à ce projet. Hôtellerie, restauration, tourisme, biodiversité et management figurent parmi les domaines de formation prévus. L’objectif affiché est de rapprocher l’offre de formation des besoins du marché du travail et de contribuer à la diversification de l’économie. L’établissement est également présenté comme un moyen de réduire la pression exercée sur les universités publiques existantes.

À Libreville, la visite de l’Université Omar Bongo renvoie à un autre fait qui celui de la remise à niveau d’infrastructures universitaires existantes. Le président doit y inaugurer l’auditorium réhabilité, présenté comme étant resté fermé depuis plus de 30 ans. Son programme prévoit également des visites du Pôle pédagogique du CTRI, du restaurant universitaire et du pavillon F d’une résidence universitaire composée de six pavillons.

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Cette journée met ainsi en lumière une question qui dépasse les inaugurations qui est la capacité du système universitaire à convertir les investissements dans les bâtiments et les équipements en amélioration concrète des conditions d’études. Pour l’Université du Cap-Estérias comme pour l’UOB, les prochaines étapes seront notamment celles de la mise en service effective des infrastructures, de l’accueil des étudiants et du fonctionnement des formations annoncées. Les données disponibles ne permettent pas encore d’évaluer ces résultats, qui devront être appréciés dans la durée.

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