La dette du Gabon envers le Fonds monétaire international (FMI) poursuit sa décrue. Selon les données communiquées par l’institution, l’encours est passé de 357,06 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) à fin mars à 319,05 millions au 31 août 2026. Cette évolution représente une diminution de 38,01 millions de DTS en cinq mois.
Le Gabon a continué à réduire son exposition au FMI au cours des derniers mois. Au 31 août 2026, son encours s’établissait à 319,05 millions de DTS, contre 357,06 millions de DTS à la fin du mois de mars. En valeur, la baisse est estimée à près de 29,4 milliards de FCFA, ramenant la dette due à l’institution autour de 247 milliards de FCFA, selon les données fournies.
Cette évolution s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années. L’encours de la dette envers le FMI était de 670,28 millions de DTS à la fin de 2023, avant de passer à 499,77 millions en 2024, puis à 369,76 millions à fin 2025. À fin août 2026, il atteint donc 319,05 millions de DTS. Sur cette période, la baisse dépasse 50 % par rapport au niveau enregistré fin 2023.
La diminution de l’encours traduit principalement le remboursement régulier des échéances dues au FMI. Elle peut contribuer à réduire progressivement la pression exercée par le service de la dette sur les finances publiques. Elle ne constitue toutefois qu’un élément de la situation globale des finances de l’État, puisque la dette envers le FMI ne représente qu’une partie de l’endettement public gabonais.
Sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, cette trajectoire de désendettement constitue un indicateur à suivre dans l’évolution de la situation financière du Gabon. La question sera désormais de savoir si cette baisse peut se poursuivre tout en permettant à l’État de préserver ses capacités de financement et de répondre à ses priorités économiques et sociales. Les données disponibles ne permettent pas, à elles seules, d’évaluer l’évolution de l’ensemble de la dette publique ni l’impact budgétaire précis de ces remboursements.