L’AGASA dévoile les étapes de mise aux normes des producteurs artisanaux

Après la note annonçant l’interdiction provisoire de la vente de lait caillé, de jus de bissap, de glaces et d’autres produits artisanaux sur le territoire gabonais, Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) a publié les lignes directrices encadrant désormais la mise aux normes sanitaires des producteurs concernés.

À travers ce document, l’AGASA précise les différentes étapes que devront suivre les opérateurs artisanaux afin d’obtenir l’agrément sanitaire nécessaire à la reprise ou au lancement de leurs activités.

La première étape consiste à s’enregistrer auprès du bureau de l’AGASA le plus proche de sa zone d’activité. Les producteurs peuvent obtenir des informations en appelant le 1411. Les agents de l’agence auront pour mission d’accompagner les opérateurs tout au long du processus et de leur remettre un guide simplifié ainsi qu’un programme de formation.

Les producteurs devront ensuite identifier un local exclusivement dédié à leur activité et l’aménager conformément aux recommandations sanitaires fixées par l’agence. Cette étape sera suivie de l’équipement de l’unité de production avec du matériel adapté à la transformation, à la conservation et à la distribution des produits.

L’AGASA exige également l’élaboration de protocoles détaillant les méthodes de fabrication des produits. Les opérateurs devront notamment expliquer les procédés de préparation, les ingrédients utilisés, les dosages appliqués ainsi que les conditions de conservation.

Une fois ces conditions remplies, les producteurs devront solliciter un audit sanitaire auprès des services compétents de l’AGASA. Cet audit permettra d’évaluer les conditions de fabrication, d’identifier les insuffisances éventuelles et d’accompagner progressivement les opérateurs vers une conformité sanitaire.

Lire Aussi:  La SNI encadre la régularisation foncière et met en garde contre la spéculation

Des prélèvements d’échantillons des produits finis seront ensuite effectués pour analyse au laboratoire alimentaire de l’AGASA. Cette phase vise à vérifier la qualité sanitaire des produits ainsi que la fiabilité des protocoles de fabrication mis en place.

Selon l’agence, la reprise ou le démarrage des activités sera conditionné par la délivrance d’un agrément sanitaire officiel.

L’AGASA précise enfin que la durée du processus dépendra de la capacité de chaque opérateur à satisfaire l’ensemble des exigences établies.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *