Ogooué-Lolo : une femme tue son mari au couteau

Dans un campement de la société forestière CEB Bamdidie, à Ndangui dans l’Ogooué-Lolo, une dispute de couple s’est achevée dans le sang le 26 avril dernier. Jean-Claude Talima, chauffeur routier d’origine camerounaise, est mort sur la route de l’hôpital, une artère sectionnée. Sa campagne gabonaise est désormais incarcérée à la prison centrale de Koula-Moutou.

Selon les informations recueillies, il était environ une heure du matin, ce samedi 26 avril, quand une dispute entre deux amants a rompu ce silence et engagé une irréversible mécanique. Jean-Claude Talima, ressortissant camerounais et chauffeur routier au service de la société Auto 2000, basée à Libreville, se querellait avec sa compagne, la gabonaise Laina Ankieni.

Ce que les riverains ont d’abord pris pour une altercation ordinaire, ces disputes nocturnes qui finissent par s’éteindre d’elles-mêmes, a basculé dans l’irréparable. La jeune femme a saisi un couteau de cuisine. Un seul coup, porté au pied de son compagnon, a sectionné le tendon du pied droit.

« La blessure, localisée en apparence, a provoqué une hémorragie fatale. La victime n’a pas survécu au trajet vers l’hôpital. » Blessure localisée, mais mortelle. L’artère touchée a provoqué une hémorragie massive. Une évacuation d’urgence a été organisée en direction de l’hôpital de Lastoursville, chef-lieu du département. Jean-Claude Talima n’y est jamais arrivé vivant. Il a succombé en chemin, vidé de son sang, loin de chez lui.

Les officiers de police judiciaire de la brigade de gendarmerie de Ndangui ont rapidement investi les lieux pour procéder aux constatations d’usage. La scène de crime a été sécurisée, et la dépouille de la victime acheminée vers la morgue de Koula-Moutou, chef-lieu de la province. Laina Ankieni, interpellée dans la foulée et placée en garde à vue, n’a pas tardé à être soumise aux interrogatoires des enquêteurs. Déférée devant le parquet le jeudi 30 avril, elle a été placée en détention préventive à la prison centrale de l’Ogooué-Lolo, où elle attend la suite des procédures judiciaires engagées contre elle.

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Ce fait divers brutal rappelle, dans une région déjà fragilisée par d’autres tensions, que la violence peut surgir là où on l’attend le moins, au sein de l’intimité d’un couple, à l’heure où les consciences sont les plus à vif. Un homme parti travailler loin de son pays ne reviendra pas. Une femme, peut-être désemparée, paiera sans doute longtemps le prix d’un geste de quelques secondes. Et un district de l’arrière-pays gabonais porte une fois de plus le poids d’un drame qui dépasse ses frontières.

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